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09/11/2012 11:39 EST | Actualisé 09/01/2013 05:12 EST

Plus de 30 morts en une semaine dans la zone démilitarisée du Golan syrien (ONG)

Plus de trente soldats et rebelles syriens ont péri en une semaine dans la zone démilitarisée du Golan syrien, frontalière du secteur occupé par Israël, a rapporté vendredi l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).

L'OSDH a fait état "de combats entre des combattants rebelles et les forces gouvernementales syriennes qui tentent de prendre le contrôle des régions de Briqa, de Bir Ajem et d'al-Herch" dans la province de Qouneitra.

Ces combats se déroulent "à l'intérieur de la zone démilitarisée" et ont fait vendredi trois morts dans les rangs rebelles et un parmi les soldats, portant à "plus de 30 le nombre de morts des deux camps en une semaine", a précisé à l'AFP le directeur de l'OSDH Rami Abdel Rahmane.

La province de Qouneitra, située au sud-ouest de Damas, comprend le plateau du Golan dont une partie est occupée et annexée par Israël, officiellement en état de guerre avec la Syrie.

L'Etat hébreu a mis vendredi en garde Damas contre une extension des combats, affirmant tenir "le régime syrien pour responsable de ce qui se passe le long de la frontière".

L'armée israélienne a rapporté que plusieurs obus de mortier tirés jeudi à partir du territoire syrien avaient atteint la partie du plateau du Golan occupée par Israël, sans faire ni victime ni dégât.

Les incidents sur le plateau du Golan se sont multipliés ces dernières semaines. Selon l'armée israélienne, un de ses véhicules a été atteint lundi par des balles perdues et le 3 novembre, trois chars syriens étaient entrés dans la zone démilitarisée.

L'Etat hébreu a déposé plusieurs plaintes auprès de l'ONU après ces incidents.

Malgré l'occupation et l'annexion d'une partie du Golan syrien, que la communauté internationale n'a pas reconnue, les deux pays n'y ont pas connu d'affrontement notable depuis la fin de la guerre israélo-arabe d'octobre 1973.

Depuis un accord conclu entre les deux pays en 1974, quelque 1.200 membres non armés de la Force des Nations unies chargée d'observer le désengagement (FNUOD) patrouillent dans la zone de séparation, d'une largeur de 3 à 6 km.

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