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09/11/2012 09:13 EST | Actualisé 09/01/2013 05:12 EST

Plan de décontamination à Shannon : les citoyens émettent des réserves

La Défense nationale a présenté jeudi soir son plan de décontamination de l'eau polluée au trichloréthylène (TCE) aux citoyens de Shannon. Les travaux pour nettoyer la nappe phréatique doivent commencer en 2015.

Même si les citoyens présents se disaient satisfaits de voir la Défense nationale s'activer dans le dossier, ils ont accueilli assez froidement les solutions proposées.

Le projet de 40 millions de dollars prévoit l'installation de puits entre la base militaire de Valcartier et de Shannon pour permettre de capter l'eau de la nappe phréatique. Après avoir été pompée, l'eau sera ensuite traitée à la surface avant d'être rejetée dans la rivière Jacques-Cartier. La Défense nationale assure que seule une infime partie de TCE se retrouvera par la suite dans le cours d'eau.

Les travaux devraient s'échelonner sur une quinzaine d'années jusqu'en 2030.

Réactions mitigées

Certains citoyens de Shannon déplorent que le plan proposé ne vise pas la contamination en profondeur des sols. L'idée de rejeter les eaux traitées dans la rivière Jacques-Cartier, à proximité de la municipalité, ne fait pas non plus l'unanimité.

Le vice-président du Regroupement des citoyens, Jean Bernier, aurait souhaité que l'eau soit rejetée dans les égouts de la base militaire de Valcartier ou dans la rivière, mais plus près des installations de la Défense nationale. « Qu'ils l'amènent chez eux ! Alors, si jamais il y a autre chose qui arrive, ce sera chez eux et non pas encore Shannon et ses citoyens qui seront pris avec les possibles problèmes », a t-il dit.

Pour sa part, le maire de Shannon, Clive Kiley, juge que le plan de décontamination de la Défense nationale est incomplet. « Ils ne savent pas exactement comment l'eau sera traitée. Il reste encore beaucoup de choses à faire. Ils ne savent même pas combien de puits ils vont mettre. Est-ce que sera seulement deux, trois ou quatre? » Trop de questions demeurent sans réponse, déplore le maire Kiley.

La Défense nationale refuse pour l'instant tout commentaire sur le plan de décontamination proposé.