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09/11/2012 10:08 EST | Actualisé 09/01/2013 05:12 EST

Mort d'un adolescent chiite lors d'une intervention policière à Bahreïn (opposition)

Un adolescent chiite est mort vendredi à Bahreïn après avoir été renversé par une voiture lors de l'intervention de la politce pour empêcher des protestataires de rejoindre des manifestations organisées par l'opposition chiite après la prière hebdomadaire, a indiqué l'opposition.

Ali Radhi, 16 ans, a été tué alors qu'il se rendait dans le village de Diraz, à l'ouest de Manama, pour participer à la prière dirigée par le leader spirituel chiite cheikh Issa Qassim, à l'appel du Wefaq, a indiqué Al-Wefaq, principale formation de l'opposition.

"Ali Abbas Radhi est un nouveau martyr de la brutalité du régime", avait indiqué dans un premier temps Al-Wefaq sur son compte Twitter.

Ultérieurement, le parti a précisé que le jeune homme a été "écrasé par une voiture civile, au moment où les forces de police assiégeaient la zone et arrêtaient les citoyens qui se rendaient aux prières, les pourchassant et les traitant avec brutalité".

Le ministère de l'Intérieur a indiqué dans un communiqué qu'un piéton de 16 ans était mort dans un accident de la route, sur l'autoroute de Khalifa bin Salman.

Al-Wefaq a mis en ligne sur Facebok et Twitter des photos montrant des chiites tentant de rejoindre Diraz et sur lesquelles on voit des personnes âgées au sol.

Selon ce parti, elles ont été la cible de tirs de gaz lacrymogènes de la police qui bloquait les rues menant à ce village chiite.

Bahreïn, petit royaume du Golfe à majorité chiite dirigé par une dynastie sunnite, est secoué depuis février 2011 par un mouvement de contestation, animé par des chiites qui réclament une monarchie constitutionnelle avec un Premier ministre issu de la majorité parlementaire.

Des organisations internationales de défense des droits de l'Homme ont critiqué à plusieurs reprises la répression brutale des manifestations par les autorités du Royaume.

Selon la Fédération internationale des droits de l'Homme (FIDH), 80 personnes ont trouvé la mort depuis le début de la révolte. Le ministère bahreïni de l'Intérieur a affirmé pour sa part que 700 personnes avaient été blessées, parmi lesquelles des officiers de police.

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