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09/11/2012 12:14 EST | Actualisé 09/01/2013 05:12 EST

Les républicains du Congrès américain inflexibles sur les hausses d'impôts

Le président républicain de la Chambre des représentants, John Boehner, a réitéré vendredi son opposition à toute hausse d'impôts sur les ménages les plus aisés, une inflexibilité qui fait monter la tension alors que la bataille de la dette s'engage au Congrès.

"Le problème d'une augmentation des impôts sur les Américains les plus riches est que plus de la moitié d'entre eux sont des patrons de petites entreprises", a-t-il déclaré vendredi, deux heures avant une allocution du président fraîchement réélu Barack Obama sur le sujet.

"Augmenter les impôts ralentira notre capacité à créer les emplois que tout le monde veut créer", a ajouté le républicain.

En réitérant sa position, déjà exprimée mercredi au lendemain des élections, John Boehner tente de prendre l'avantage dans les négociations qui s'entament sur le "mur budgétaire" de janvier 2013, qui doit voir l'entrée en vigueur automatique de coupes budgétaires et de hausses d'impôts pour tous les ménages, une disposition légale mais que les deux partis souhaitent éviter.

Bien qu'opposé à des hausses des taux d'imposition, le républicain a souligné qu'il était favorable à une refonte du code fiscal, qui pourrait permettre un élargissement de l'assiette fiscale et la suppression de niches.

Autrement dit: il est possible d'augmenter les recettes de l'Etat fédéral sans augmenter les barèmes de l'impôt.

"Il est évident qu'il y a beaucoup de niches fiscales dans le code fiscal, à la fois pour les entreprises et les particuliers", a souligné John Boehner. "Il est aussi évident qu'il y a beaucoup de déductions: certaines ont du sens mais d'autres non".

Le président Barack Obama doit s'exprimer peu après 13H00 (18H00 GMT) depuis la Maison Blanche pour poser les jalons des négociations budgétaires avec le Congrès.

Les républicains ont conservé mardi leur majorité à la Chambre des républicains, mais tout accord budgétaire doit se faire avec la Maison Blanche et le Sénat, resté aux mains des démocrates.

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