NOUVELLES
09/11/2012 05:02 EST | Actualisé 09/01/2013 05:12 EST

Le TSX clôture en légère hausse après deux jours de pertes

TORONTO - La Bourse de Toronto a clôturé vendredi en légère hausse après deux jours de pertes liées aux craintes de voir l'économie américaine retomber en récession en raison du soi-disant «précipice fiscal».

L'indice composé S&P/TSX a avancé de 5,75 points pour terminer à 12 196,8 points, tandis que la Bourse de croissance TSXV a pris 2,24 points à 1300,92 points.

Le précipice fiscal fait référence à une série d'augmentations d'impôts et de réductions de dépenses qui entreront automatiquement en vigueur au début de 2013 aux États-Unis, à moins que les républicains et les démocrates ne s'entendent sur un plan budgétaire alternatif. Plusieurs économistes craignent que ces mesures automatiques n'entraînent le pays dans une nouvelle récession.

«Je crois maintenant que (...) ce que tout le monde surveille, c'est le précipice fiscal», a estimé Sadiq Adatia, chef des investissements chez Placements mondiaux Sun Life.

«La façon dont les États-Unis choisiront de gérer ce précipice fiscal déterminera comment tout se déroulera. Et il n'y aura pas de nouvel argent (sur les marchés) avant que les (opérateurs) ne voient un genre de résolution à ce problème.»

Le gouverneur de la Banque du Canada, Mark Carney, affirme que le précipice fiscal est la menace la plus imminente à laquelle fait face l'économie canadienne.

Les opérateurs n'ont pas semblés être rassurés par les déclarations faites par Barack Obama en début d'après-midi. Le président américain a invité les leaders du Congrès et certains chefs d'entreprises à une rencontre la semaine prochaine pour discuter de possibles compromis.

Mais M. Obama a clairement indiqué que les réductions de dépenses devraient être accompagnées de nouveaux revenus, ajoutant qu'il n'accepterait pas que l'approche ne soit pas équilibrée et qu'elle ne comprenne pas des hausses d'impôts pour les plus riches.

Les républicains affirment que des hausses d'impôts pour les Américains les plus riches ne sont pas envisageables.

Le dollar canadien s'est déprécié de 0,09 cent US à 99,87 cents US. Le huard a rendu près de neuf dixièmes d'un cent US au cours des deux dernières séances, les investisseurs ayant préféré se réfugier dans les bons du Trésor américains.

Les indices new-yorkais n'ont pas beaucoup bougé après avoir encaissé ces derniers jours deux de leurs pires séances de l'année. Les investisseurs s'inquiètent notamment du fait que l'impôt sur les gains en capital et les dividendes pourrait grimper de façon substantielle dès le début janvier.

La moyenne Dow Jones des valeurs industrielles a avancé de 4,07 points à 12 815,39 points, tandis que l'indice composé du Nasdaq a grimpé de 9,29 points à 2904,87 points et que l'indice élargi S&P 500 a gagné 2,34 points à 1379,85 points.

Sur l'ensemble de la semaine, l'indice de référence du parquet torontois a retraité de 183,61 points, soit 1,48 pour cent, tandis que le Dow Jones a abandonné 277,77 points, ou 2,12 pour cent.

La séance de vendredi a malgré tout vu quelques nouvelles positives. L'indice de l'Université du Michigan sur le sentiment des consommateurs s'est établi à 84,9 points pour novembre, son plus haut niveau depuis 2007. L'indice d'octobre a été révisé à 82,6 points, reflétant la baisse des prix de l'essence et l'amélioration des marchés de l'habitation et du travail. Les économistes attendaient plutôt un indice de 81,5 points pour novembre, en raison de la menace du précipice fiscal et des effets du passage de l'ouragan Sandy.

En outre, du côté de la Chine, les ventes d'automobiles, les dépenses des consommateurs et la production des fabricants se sont toutes améliorée en octobre.

L'inflation de la deuxième plus grande économie du monde s'est aussi assouplie, ce qui laisse une plus grande marge de manoeuvre à Pékin pour réduire les taux d'intérêt ou lancer de nouvelles mesures de relance pour accélérer la reprise économique sans que celle-ci ne menace de surchauffer.

À Toronto, le secteur de la finance a affiché le meilleur gain vendredi, l'action de la Banque Scotia (TSX:BNS) ayant pris 29 cents à 53,80 $, tandis que celle de la Financière Manuvie (TSX:MFC) a grimpé de 36 cents à 12,18 $.

Le secteur de l'énergie a avancé avec le cours du pétrole brut, lequel a pris 98 cents US à 86,07 $ US le baril à la Bourse des matières premières de New York. Le titre de Talisman Energy (TSX:TLM) s'est emparé de 34 cents à 11,18 $, tandis que celui de Cenovus Energy (TSX:CVE) a gagné 65 cents à 33,79 $.

Le prix du cuivre, pratiquement considéré comme un indicateur économique en soi parce que ce métal est utilisé dans un très grand nombre d'industries, a échappé 2 cents US à 3,45 $ US la livre à New York. Le secteur des métaux de base du TSX a aussi reculé. Le groupe des titres aurifères a été un des plus grands perdants de la journée, même si le prix du lingot d'or a avancé de 4,90 $ US à 1730,90 $ US l'once à New York. L'action de Goldcorp (TSX:G) a effacé 63 cents à 44,28 $.