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09/11/2012 03:25 EST | Actualisé 09/01/2013 05:12 EST

Le pétrole finit en hausse à New York, soutenu par un chiffre américain

Les cours du pétrole ont poursuivi leur remontée vendredi à New York, stimulés par un bon indicateur sur le moral des ménages américains, premiers consommateurs mondiaux de brut, et par la hausse des prix de l'essence, désormais rationnée à New York.

Le baril de "light sweet crude" (WTI) pour livraison en décembre a avancé de 98 cents à 86,07 dollars sur le New York Mercantile Exchange (Nymex).

Le brut, qui avait plongé mercredi de plus de 4 dollars, continuait de se reprendre, profitant notamment d'une nouvelle amélioration du moral des ménages aux Etats-Unis.

L'indice de confiance des consommateurs américains de novembre publié vendredi par l'Université du Michigan, a en effet progressé en novembre à son niveau le plus élevé depuis juillet 2007.

La forte augmentation des prix de l'essence due aux problèmes d'approvisionnement a aussi "entraîné dans son sillage tous les produits pétroliers", a remarqué Andy Lipow, de Lipow Oil Associates.

Le produit raffiné est rationné depuis vendredi à New York à cause des problèmes d'approvisionnement auquel sont confrontées les stations-services de la ville depuis le passage de l'ouragan Sandy, qui a endommagé plusieurs raffineries, terminaux et oléoducs de la région.

Le marché du pétrole était par ailleurs aidé par les inquiétudes sur un regain de troubles géopolitiques au Moyen-Orient, selon Eric Bickel, de Schneider Electric.

Le ministre de la Défense iranien a confirmé vendredi des accusations du Pentagone, selon lesquelles deux avions de combat iraniens avaient ouvert le feu la semaine dernière contre un drone américain au-dessus du Golfe, faisant craindre une remontée des tensions entre Téhéran et Washington.

La hausse du brut est toutefois restée limitée par les appréhensions des investisseurs sur les problèmes budgétaires américains.

Les cours ont en effet effacé une partie de leurs gains au moment où le président Barack Obama annoncait qu'il allait inviter les chefs de file démocrates et républicains du Congrès à des discussions la semaine prochaine afin de trouver un compromis pour sortir de l'impasse budgétaire.

Mais il a aussi exigé que les Américains les plus aisés s'acquittent de davantage d'impôts, alors même que le président républicain de la Chambre des représentants, John Boehner, avait réitéré un peu plus tôt son opposition à toute hausse du taux d'imposition des plus riches.

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