NOUVELLES
09/11/2012 12:10 EST | Actualisé 09/01/2013 05:12 EST

Le CNS réclame un report de la réunion sur l'unification de l'opposition

Le Conseil national syrien (CNS) a demandé in extremis vendredi soir le report d'une réunion sous l'égide du Qatar et de la Ligue arabe visant à fédérer l'opposition syrienne, poussant les autres groupes à se réunir sans lui.

Le CNS a argué qu'il devait élire son président et se concerter encore sur l'initiative d'unification de l'opposition syrienne.

"Nous avons demandé un report de 24 heures, nous sommes en plein processus électoral", a déclaré à l'AFP Ahmad Ramadan, élu membre du bureau exécutif du CNS vendredi soir, peu après 14H00 GMT, heure à laquelle devait commencer la réunion.

Mais les autres groupes de l'opposition, qui les attendaient dans un grand hôtel de Doha, ont décidé de tenir leur réunion.

"Le CNS a demandé un report jusqu'à demain, mais un jour de retard de plus n'est pas grave pour une noble cause", a déclaré à l'AFP l'opposant Riad Seif.

La réunion débat d'un plan, largement inspiré d'une initiative de Riad Seif, prévoyant la formation d'une instance politique représentant tous les groupes d'opposition, les groupes civils animant le soulèvement de l'intérieur et les formations militaires.

Cette instance politique doit à son tour constituer un gouvernement transitoire d'une dizaine de membres et un conseil militaire.

Les groupes de l'opposition, dont le CNS, avaient tenu une réunion marathon jeudi et avaient annoncé être proches d'un accord.

Seul parmi les participants à exprimer des réserves, le CNS avait initialement demandé un délai jusqu'à vendredi après-midi pour annoncer sa décision finale et élire son nouveau chef.

"La demande de report du CNS est une mauvaise chose, car il veut tout accaparer, et la seule chose qui leur importe est qui va diriger (l'opposition) alors que le sang syrien qui coule doit être notre première considération", a affirmé à l'AFP l'opposant Haytham Maleh.

Le CNS, qui craint d'être marginalisé dans une telle structure, propose pour sa part "la tenue d'un congrès national de 300 membres dans les zones libérées", qui formerait un gouvernement transitoire.

Le CNS a élu un nouveau bureau exécutif de onze membres et devait élire vendredi soir un nouveau chef parmi quatre membres de cette instance: Georges Sabra, Hicham Marwa, Nazir al-Hakim et Ahmad Ramadan.

Il avait auparavant élargi son secrétariat général, dont doit être issu le nouveau président, en y incluant notamment le vétéran Georges Sabra, un chrétien et ancien communiste.

at-fb/feb