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09/11/2012 08:18 EST | Actualisé 09/01/2013 05:12 EST

Iran: le fils de Rafsandjani dément être accusé d'espionnage (avocat)

Le fils de l'ancien président iranien Akbar Hachemi Rafsandjani, Mehdi Hachemi, emprisonné depuis septembre, a démenti des informations de presse affirmant qu'il était accusé d'espionnage, selon son avocat, cité par l'agence Mehr.

"L'enquête est confidentielle et pas publique, mais malheureusement une agence de presse et deux sites d'information ont fait état d'accusations contre Mehdi", a indiqué Mahmoud Alizadeh Tabatabee, cité par Mehr.

"Mon client a vu ces informations dont il dit qu'elles ne sont pas valables", a-t-il ajouté.

L'avocat a ajouté que son client lui avait demandé de porter plainte contre ces organes d'informations, sans les identifier.

Citant une source anonyme informée, l'agence Fars avait indiqué jeudi que Mehdi Hachemi, arrêté fin septembre à son retour en Iran, en provenance du Royaume-Uni où il vivait ces trois dernières années, était accusé d'espionnage.

Selon cette source, il est accusé d'"espionnage et d'avoir livré des informations sensibles aux étrangers", de "perturbation du système économique", de "corruption financière lors de la signature de contrats pétroliers" sous la présidence de son père (1989-1997).

Il lui est également reproché d'avoir agi "contre la sécurité du pays" lors des manifestations qui avaient suivi la réélection controversée du président Mahmoud Ahmadinejad en 2008.

Fin septembre, la soeur de Mehdi Hachemi, Faezeh Hachemi, a également été arrêtée et emprisonnée pour purger une peine de six mois dont elle avait écopé pour "propagande contre le régime". Cette peine, infligée en début d'année, n'avait pas été mise à exécution jusque là.

Akbar Hachemi Rafsandjani dirige le Conseil de discernement du régime, la plus haute instance d'arbitrage politique. Il a été critiqué par les conservateurs qui lui reprochent de ne pas avoir condamné les chefs de file de l'opposition Mir Hossein Moussavi et Mehdi Karoubi, qui avaient pris la tête de la contestation contre la réélection de M. Ahmadinejad.

Ces derniers sont actuellement en résidence surveillée.

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