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08/11/2012 02:53 EST | Actualisé 07/01/2013 05:12 EST

Opposition syrienne: l'élection d'un nouveau chef du CNS reportée à vendredi

Le Conseil national syrien (CNS), la principale coalition de l'oposition en exil, a élu une nouvelle direction au sein de laquelle les islamistes sont fortement représentés mais le choix d'un nouveau président a été reporté à vendredi, ont indiqué jeudi des responsables.

Le nouveau secrétariat général de 40 membres du CNS a été élu dans la nuit de mercredi à jeudi à Doha. Il doit à son tour élire un bureau exécutif de 11 membres qui désignera un successeur au président sortant Abdel Basset Seyda.

L'élection du nouveau chef a été reportée car quatre nouveaux membres, représentant les femmes et les minorités, doivent auparavant être ajoutés d'office au secrétariat général, a précisé un porte-parole du CNS.

M. Seyda demeure membre du secrétariat général mais d'autres opposants de premier plan, comme Burhan Ghalioun, ex-chef du CNS, Georges Sabra ou Riad Seif n'en font pas partie.

Le nouveau chef du CNS doit obligatoirement être membre du secrétariat général.

Les islamistes constituent environ le tiers des membres de cette instance, parmi lesquels au moins cinq membres des Frères musulmans, selon un décompte effectué par l'AFP. Les minorités ethniques comme les Kurdes et les assyriens y sont représentés, mais aucune femme n'y figure pour le moment.

Néanmoins "nous pouvons conformément à nos statuts ajouter quatre membres, et nous allons par conséquent désigner d'office deux femmes et deux membres représentant les minorités religieuses", a indiqué à l'AFP Ahmad Ramadan, membre de la nouvelle instance élue.

Les deux représentants des minorités religieuses pourraient être un chrétien et un alaouite, selon des membres du CNS.

Ces élections couronnent le processus d'élargissement du CNS entamé dimanche à Doha, en vertu duquel 200 nouveaux membres ont rejoint le comité général, formé désormais de 400 membres dont un tiers représentent les acteurs du soulèvement à l'intérieur de la Syrie.

Le CNS et d'autres composantes de l'opposition syrienne devaient se réunir dans la journée à Doha, en présence de représentants de plusieurs pays arabes et occidentaux qui font pression pour la fédérer.

Rapidement considéré par la communauté internationale comme un "interlocuteur légitime" après sa création officielle en octobre 2011, le CNS a ensuite été vivement critiqué, notamment par l'administration américaine, pour son manque de représentativité.

at/tp