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08/11/2012 11:46 EST | Actualisé 08/01/2013 05:12 EST

IRB - Internationaux: Lapasset pour une "stricte application de la règle"

Le président de l'International Board de rugby (IRB) Bernard Lapasset a prôné jeudi "une stricte application" de la mise à disposition des internationaux alors que l'équipe du Racing Métro est accusée par son ancien entraîneur d'avoir dissuadé trois joueurs fidjiens de disputer le Mondial 2011.

"On a une réunion en novembre, que je présiderai, avec les fédérations majeures de l'hémisphère Nord qui sont concernées. S'il faut modifier la règle, on verra. S'il faut mener des enquêtes, on le fera. Ce sera fait en toute transparence et dans la stricte application de la règle. J'entends que le rugby continue à porter des valeurs auxquelles on tient", a déclaré M. Lapasset à la presse au Centre national (CNR) de la fédération française de Marcoussis (Essonne, banlieue parisienne).

L'ancien entraîneur des lignes arrières du Racing-Métro (Top 14), le Néo-Zélandais Simon Mannix, a accusé mercredi dans les colonnes du quotidien britannique The Independent son ancien club d'avoir payé trois joueurs fidjiens de son effectif (Sireli Bobo, Jone Qovu, Josh Matavesi) pour qu'ils ne participent pas à la Coupe du Monde 2011 avec les îles Fidji et demeurent disponibles pour jouer dans le Top 14.

Le Racing, qui n'a pas donné suite aux sollicitations de l'AFP, a nié cette accusation, évoquant des "primes" accordées à ces joueurs, selon The Independent.

L'article 9 des règlements de l'IRB accorde la priorité absolue aux sélections nationales pendant les fenêtres internationales et interdit aux clubs ainsi qu'aux fédérations toute forme d'interdiction, de dissuasion ou d'indisponibilité forcée des joueurs pour leurs sélections nationales.

"Ce n'est pas la première fois qu'on entend ce type de rumeur. A chaque Coupe du Monde, il y a ce type de rumeurs qui circule. En 2007, c'était en Angleterre. Il ne faut pas non plus porter une accusation sur les clubs français", a précisé M. Lapasset.

"La règle prévoit la libération des joueurs pour des compétitions strictement organisées dans un calendrier. On s'évertue à faire un calendrier qui tienne la route malgré des doublements de compétitions ici ou là. En France, il y a toujours une compétition de clubs en même temps que les compétitions internationales. On s'évertue à avoir les meilleurs joueurs contre les meilleurs joueurs, les meilleures équipes contre les meilleures équipes", a poursuivi le président de l'IRB.

En cas de violation avérée de l'article 9, "il y a des programmes de sanctions. On a des grilles de sanctions très élevées. Ca peut aller jusqu'à la radiation", a conclu M. Lapasset.

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