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07/11/2012 10:17 EST | Actualisé 07/01/2013 05:12 EST

Un ancien dirigeant libyen sera interrogé sur le meurtre d'un chef rebelle

Un tribunal militaire libyen a ordonné mercredi au parquet de convoquer pour interrogatoire l'ancien dirigeant des autorités de transition en Libye, Moustapha Abdeljalil, au sujet du meurtre l'an dernier d'un général ayant commandé les troupes rebelles.

Ce tribunal de Benghazi, chef-lieu de l'Est libyen, a décidé que le président du Conseil national de transition (CNT), organe politique représentant les rebelles puis exécutif de transition après la chute du colonel Kadhafi en 2011, devait être entendu au sujet du meurtre du général Abdel Fatah Younès.

Ce dernier, un pilier du régime Kadhafi devenu l'officier le plus haut-gradé à avoir déserté pour rejoindre en 2011 le soulèvement contre ce régime, a été tué en juillet 2011 dans des circonstances troubles.

L'audience de mercredi a été reportée au 20 février 2013, car le procureur doit encore interroger certaines personnes soupçonnées d'être impliquées dans le meurtre, a indiqué la cour.

Après l'audience, des membres de la tribu al-Obeïdi, à laquelle appartenait le général Younès, ont avertit qu'ils étaient prêts à se faire justice eux-mêmes si les nouvelles autorités continuaient à "négliger" cette affaire.

Des membres de cette tribu ont accusé le CNT d'être impliqué dans l'assassinat du général.

M. Abdeljalil avait annoncé la mort du général Younès le 29 juillet 2011, indiquant qu'il avait été tué par balle par un groupe armé alors qu'il rentrait du front pour répondre à des questions concernant la situation militaire.

Le général Younès avait participé au coup d'Etat ayant permis à Mouammar Kadhafi de prendre le pouvoir en 1969, et il avait été son ministre de l'Intérieur avant de faire défection au début de la révolte en février 2011 et de devenir chef d'état-major de la rébellion qui a provoqué la chute et la mort de Kadhafi en octobre 2011.

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