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07/11/2012 01:50 EST | Actualisé 07/01/2013 05:12 EST

ONU: le Conseil de sécurité divisé sur un embargo sur les armes en Somalie

Le Conseil de sécurité de l'ONU a renouvelé mercredi le mandat de la Force de l'Union africaine en Somalie (Amisom) pour quatre mois, mais est apparu divisé sur un éventuel assouplissement de l'embargo sur les armes imposé dans ce pays.

Cette force de 17.000 hommes, conduite par l'Union africaine (UA) mais financée par l'ONU, joue un rôle essentiel dans le soutien international aux nouvelles autorités somaliennes et a connu récemment d'importants succès militaires contre le mouvement islamiste shebab.

Les mandats de ce type de mission sont généralement renouvelés pour un an mais le Conseil est divisé sur plusieurs points, selon des diplomates, dont la demande de l'UA d'assouplir l'embargo sur les armes en vigueur depuis deux décennies, le rôle des troupes éthiopiennes dans le pays et l'interdiction de l'exportation de charbon de bois.

Cette exportation continue, malgré une résolution de l'ONU, notamment depuis le port de Kismayo, ex-bastion des islamistes shebab conquis fin septembre par l'Amisom.

Selon des experts de l'ONU, les shebab ont récolté en 2011 plus de 20 millions de dollars de taxes sur les exportations de charbon de bois, essentiellement à partir de Kismayo. Le gouvernement du nouveau président somalien Hassan Cheikh Mohamud, élu en septembre, s'est dit opposé à la levée de l'interdiction de l'exportation.

"La situation en Somalie évolue rapidement, nous avons désormais des dirigeants politiques plus légitimes que jamais auparavant", a souligné l'ambassadeur britannique à l'ONU, Mark Lyall Grant, dont le gouvernement est en pointe sur ce dossier. Mais l'explosion de mercredi, qui a fait au moins un mort près du Parlement à Mogadiscio, montre que le pays reste "dangereux".

L'ambassadeur britannique a précisé que le délai de quatre mois allait permettre au Conseil et à l'UA de réexaminer l'embargo sur les armes et l'exportation de charbon de bois. "Mon gouvernement continuera de travailler avec ses partenaires du Conseil et avec le président et le gouvernement somaliens pendant ces quelques mois pour trouver une solution à ces questions importantes".

La Somalie avait réclamé une prolongation d'un an mais les 15 pays membres du Conseil ont voté à l'unanimité pour une durée de quatre mois, jusqu'au 7 mars 2013.

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