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07/11/2012 01:44 EST | Actualisé 06/01/2013 05:12 EST

Obama: Israël se félicite officiellement, les médias prévoient des tensions

Le vice-Premier ministre israélien Sylvan Shalom s'est félicité mercredi de la réélection de Barack Obama, en critiquant les médias et l'opposition qui prévoient des tensions en raison des sympathies prêtées au Premier ministre Benjamin Netanyahu en faveur de Mitt Romney.

"Toutes les administrations américaines sont en faveur d'Israël tant sur le plan politique, sécuritaire ou économique car nous avons des intérêts et des valeurs en commun. Barack Obama a été avec nous dans les moments les plus sensibles", a affirmé M. Shalom à la radio publique.

"Ceux qui affirment que cela va être dur et qu'il y aura une confrontation durant le deuxième mandat de Barack Obama se trompent", a ajouté M. Shalom.

M. Shalom a toutefois admis qu'il existait un "écart" entre les deux pays sur le "calendrier" concernant la manière dont devait être géré le dossier nucléaire iranien.

En septembre, M. Netanyahu avait réclamé avec insistance à la Maison Blanche d'imposer à Téhéran "des lignes rouges claires" à ne pas dépasser dans son programme nucléaire, en menaçant de frapper préventivement les installations atomiques iraniennes.

Toutefois, il s'est heurté à un refus du président Obama --avec lequel il a entretenu des relations très fraîches-- qui, comme le reste de la communauté internationale, privilégie à ce stade un durcissement des sanctions contre l'Iran.

Le vice-ministre des Affaires étrangères Danny Ayalon cité par la radio militaire a pour sa part exprimé sa certitude que le "président Obama sera excellent pour Israël pendant son second mandat".

Le député de l'opposition travailliste Avihaï Braverman, a, en revanche, critiqué M. Netanyahu en l'accusant d'avoir "pendant trois an commis l'erreur de soutenir la droite extrémiste républicaine (le parti de Mitt Romney) en vue de faire tomber Barack Obama".

La commentatrice de la radio militaire Ilil Shahar a également estimé que le Premier ministre risquait de payer le prix de son soutien à Mitt Romney en prévoyant que les pressions exercées par Barack Obama sur Israël ont "toutes chances de ne pas être modérées".

Le président réélu pourrait être tenté de "régler ses comptes" avec Benjamin Netanyahu, donné favori dans les sondages pour se succéder à lui même aux prochaines élections prévues le 22 janvier, a ajouté la commentatrice.

Selon elle, des "divergences profondes" séparent les deux hommes notamment sur l'Iran et le dossier du processus de paix avec les Palestiniens, gelé depuis plus de deux ans. "Le président devrait faire pression en faveur d'un ralentissement de la construction dans les colonies israéliennes afin de pouvoir relancer les discussions avec Mahmoud Abbas, le président palestinien", a ajouté Ilil Shahar.

A l'approche des élections, les autorités israéliennes ont multiplié récemment les annonces de construction de logements pour colons juifs à Jérusalem-Est, annexée comme en Cisjordanie occupée, malgré les réprobations internationales.

jlr/feb