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06/11/2012 12:19 EST | Actualisé 06/01/2013 05:12 EST

Vivre ensemble en français à l'école

La Commission scolaire Marguerite-Bourgeoys lance un vaste chantier de réflexion et d'action sur les meilleures façons d'intégrer la clientèle multiculturelle à la société québécoise.

L'école de la Mosaïque, située dans l'arrondissement Côte-Saint-Luc, porte bien son nom : 92 % de ses élèves sont nés à l'étranger. À la maternelle, on compte 12 classes d'accueil d'enfants qui n'ont jamais parlé le français. C'est à la fois le Québec de demain et un défi pédagogique énorme, estime la présidente de la Commission scolaire Marguerite Bourgeoys, Diane Lamarche-Venne.

« Sur papier, tout se passe bien. Mais sur le terrain, cet enjeu majeur amène son lot de questions. Comment accorder une juste place à la culture québécoise? Comme faire un tout pour sortir du "eux autres" et du "nous autres"? », se demande Diane Lamarche-Venne.

Pour tenter de relever ce défi, la commission scolaire lance un chantier de deux ans, baptisé « Vivre ensemble en français », qui préparera des forums publics animés par l'Institut du Nouveau Monde (INM), où parents et enseignants pourront s'exprimer tour à tour.

Il ne s'agit pas d'accommodements raisonnables, qui relèvent du champ juridique, mais bien de créer une culture commune, explique le directeur général de l'INM, Michel Venne.

« On est plus dans la vie quotidienne, dans le partage d'un espace commun par la même langue. Non pas dans l'exercice de droit, mais dans la communication, dans la construction d'une identité commune », affirme-t-il.

L'organisme Vision Diversité organisera de son côté des activités culturelles qui seront intégrées aux projets scolaires en classe. Et dans deux ans, la commission scolaire fera le point, dans l'espoir que son expérience puisse servir de modèle d'intégration.

D'après le reportage de Caroline Jarry