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06/11/2012 01:54 EST | Actualisé 06/01/2013 05:12 EST

Syrie: le frère du président du parlement est abattu en pleine rue

BEYROUTH - Le frère du président du parlement syrien a été abattu par des inconnus alors qu'il se rendait au travail, mardi à Damas, a indiqué l'agence de presse officielle.

Mohammed Osama Laham, le frère du président du parlement Jihad Laham, est devenue la plus récente victime d'une vague d'assassinats ciblant des partisans bien en vue du régime de Bachar al-Assad.

En juillet, un attentat à la bombe lancé contre le quartier général des forces de sécurité avait fait quatre morts.

Laham a été abattu dans le quartier de Midan, selon l'agence SANA. Son meurtre survient au lendemain de certains des combats les plus violents à s'être produits à Damas. Mardi soir, des explosions survenues dans le nord-est de la capitale syrienne auraient fait au moins 12 morts et une trentaine de blessés.

Des militants affirment que les explosions visaient des membres de la Garde républicaine, une unité d'élite dirigée par le frère du président Assad, Maher, et qui a notamment la responsabilité de protéger la capitale.

L'envoyé spécial en Syrie des Nations unies et de la Ligue arabe, Lakdar Brahimi, a déclaré au quotidien Al Hayat que la communauté internationale tente maintenant d'obtenir une résolution contraignante du Conseil de sécurité des Nations unies pour mettre en branle un processus politique qui mènerait à des changements.

«Je ne veux pas paraître trop pessimiste, mais la situation en Syrie est très dangereuse. Le peuple syrien souffre beaucoup, a-t-il dit. Je crois que si la crise n'est pas résolue très prochainement, il y aura danger de somalisation. On parle d'un État en faillite, de l'émergence de chefs de guerre et de milices.»

La Somalie est plongée dans le chaos depuis 1991, quand les chefs de guerre ont commencé à s'entretuer après avoir chassé le dictateur Siad Barré. Le gouvernement combat maintenant, avec l'aide de soldats de l'Union africaine, des extrémistes associés à al Qaïda.

Par ailleurs, un ancien général de l'armée de l'air syrienne a déclaré mardi que Bachar al-Assad ne peut se fier que sur le tiers des pilotes à sa disposition.

Le général Mohammed Fares, qui a rejoint les rangs de l'insurrection en août, a ajouté que les appareils de combat du régime sont vieillissants et qu'ils commencent à manquer de pièces, avant de prévenir qu'Assad dispose toujours de centaines d'avions.