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06/11/2012 09:09 EST | Actualisé 06/01/2013 05:12 EST

Syrie: Cameron serait d'accord pour une sortie sécurisée pour Assad

Le Premier ministre britannique David Cameron a indiqué qu'il serait d'accord pour une sortie en toute sécurité pour le président Bachar al-Assad, s'il acceptait de partir pour mettre fin au conflit, en Syrie, dans une interview mardi à la chaîne satellitaire Al-Arabiya.

"Certainement, je ne lui offre pas un plan de sortie en Grande-Bretagne, mais s'il veut partir, il pourrait partir, cela pourrait être arrangé", a déclaré M. Cameron, interrogé sur son avis si le président syrien demandait une sortie sécurisée de son pays.

"Je suis (favorable à) tout pour voir cet homme quitter le pays et avoir une transition sûre en Syrie", a ajouté le Premier ministre dans un entretien accordé à la chaîne à capitaux saoudiens au cours d'une visite de deux jours qu'il a achevée mardi aux Emirats arabes unis.

"Bien sûr, je préfère qu'il affronte la force de la justice et du droit internationaux pour ce qu'il a fait" contre son peuple, a-t-il encore dit.

L'un de ses porte-parole à Londres, interrogé sur les déclarations du Premier ministre, a dit: "Il (Cameron) a réitéré notre position". "La transition ne peut se faire alors qu'Assad est sur place et ainsi nous voulons qu'il parte", a-t-il expliqué.

Le Premier ministre s'est dit "frustré" de ne pas pouvoir "faire davantage" pour mettre fin aux violences meurtrières en Syrie.

"C'est un massacre épouvantable qui se déroule dans notre monde d'aujourd'hui - 40.000 vies déjà perdues et on peut voir, sur les écrans de télévision, nuit après nuit, des hélicoptères, des avions du régime Assad bombardant son propre pays et tuant son propre peuple", a-t-il déploré.

"Nous devons nous demander ce que nous pouvons faire: comment pouvons-nous aider l'opposition ? Comment pouvons-nous mettre la pression sur Assad ? Comment pouvons-nous travailler avec les partenaires de la région pour inverser cette tendance ?", s'est interrogé M. Cameron, arrivé mardi après-midi en Arabie saoudite, deuxième étape de sa tournée dans la région.

Mais il a admis, en réponse à une question, qu'il n'était pas possible pour le moment d'armer la rébellion syrienne.

"Nous ne sommes pas en train de planifier cela. Nous sommes un gouvernement qui obéit au droit international et nous respectons la loi", a-t-il dit, redoutant toutefois une "poursuite des massacres et des pertes de vies" humaines. "Cela devrait être notre préoccupation majeure".

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