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06/11/2012 05:15 EST | Actualisé 06/01/2013 05:12 EST

Lutte à la collusion: le fédéral doit investir plus, croit Mulcair

OTTAWA - Pour éviter de nouveaux scandales de collusion semblables à ceux déterrés par la Commission Charbonneau, le gouvernement fédéral ferait mieux d'allouer plus de ressources au Bureau de la concurrence, croit le chef néo-démocrate Thomas Mulcair.

La collusion est une pratique anticoncurrentielle qui est directement du ressort du Bureau de la concurrence, un organisme relevant du fédéral, a noté le chef de l'opposition officielle, mardi, après la période de question aux Communes.

Or, les effectifs y sont «nettement insuffisants», selon lui.

Comme le fédéral a la compétence exclusive de cette question, il est de sa responsabilité d'en faire plus, a-t-il plaidé.

Thomas Mulcair n'a pas voulu commenter précisément la démission du maire de Montréal, Gérald Tremblay, lundi soir, à la suite de nombreuses allégations de financement illégal de son parti. Ce départ de l'hôtel de ville est survenu en marge de la Commission Charbonneau chargée de faire la lumière sur l’octroi et la gestion des contrats publics dans l’industrie de la construction.

M. Mulcair est toutefois d'avis que le fédéral n'en a pas fait assez pour mettre en oeuvre la Loi sur la concurrence.

«Je pense que le Bureau de la concurrence doit faire l’objet d’une attention particulière si on est sérieux en matière de pratiques anticoncurrentielles — y compris la collusion, oui. Mettons les ressources qui vont aider à prévenir ça pour l’avenir», a-t-il fait valoir.