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06/11/2012 01:18 EST | Actualisé 06/01/2013 05:12 EST

Les autorités ferment les bureaux du Hamas en Syrie (responsable)

Les autorités syriennes ont fermé lundi les bureaux du Hamas dans le pays après que le mouvement islamiste palestinien a apporté son soutien aux rebelles contre le régime, a affirmé à l'AFP un responsable palestinien à Damas qui a refusé d'être identifié.

"Tous les bureaux du Hamas ont été fermés lundi en Syrie mais en fait aucun de ses responsables ne se trouve dans le pays depuis la décision de cette organisation il y a quelques mois de quitter la Syrie", a affirmé ce dirigeant, allié du régime de Damas.

"Le gouvernement syrien a demandé lundi aux gardiens de fermer complètement les bureau mais le Hamas n'exerçait plus aucune activité dans ses bureaux", a-t-il ajouté.

Auparavant, l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH), qui se base sur un large réseau de militants à travers le pays, avait fait état d'une décision similaire.

"Les autorités syriennes ont fermé lundi dans le quartier de Mazzé à Damas, le bureau de Khaled Mechaal, chef du bureau politique du Hamas, ainsi que les bureaux de Imad al-Alami et de Ezzat al-Rishq, membres du bureau politique du mouvement, dans le secteur de Machrouh Doummar", avait rapporté cette organisation.

Des informations de presse, systématiquement démenties par le Hamas, faisaient état depuis des mois de la fermeture de son bureau à Damas, en raison de la répression brutale de la contestation en Syrie, à laquelle participent les Frères musulmans, idéologiquement proches du mouvement palestinien.

Imad al-Alami, membre du bureau politique du Hamas, était déjà revenu en février dans la bande de Gaza pour s'y installer après 23 ans d'absence. M. Mechaal a lui pris quartier à Doha et Moussa Abou Marzouk, son numéro deux, s'est installé au Caire.

Damas a longtemps soutenu le Hamas, lui accordant de nombreux avantages et facilités en Syrie, mais dernièrement le mouvement islamiste palestinien a apporté son soutien aux rebelles après que des camps de réfugiés palestiniens en Syrie ont été la cible de bombardements.

La rupture a été consommée avec une attaque en règle en octobre de la télévision officielle syrienne contre M. Mechaal, accusé d'ingratitude et d'avoir "vendu la résistance pour le pouvoir", pour avoir exprimé son "soutien à la révolution du peuple syrien" lors d'un congrès du parti au pouvoir en Turquie, à couteaux tirés avec le régime syrien.

Le chef du gouvernement du Hamas à Gaza, Ismaïl Haniyeh, avait salué le 24 février au Caire "le peuple héroïque de Syrie qui aspire à la liberté, la démocratie et la réforme", rompant la neutralité affichée jusqu'alors par le mouvement palestinien envers la contestation en Syrie.

Des membres du Hamas combattent avec les rebelles à Damas et dans sa région, ont affirmé des militants syriens anti-régime dans la capitale.

Dans le même temps, des membres du Front populaire de libération de la Palestine-Commandement général (FPLP-CG) d'Ahmad Jibril, un allié de Damas, participent, aux côtés des troupes du régime, aux combats en cours aux abords du camp de réfugiés palestiniens de Yarmouk, dans le sud de Damas.

Plus de trente personnes ont été tuées dimanche et lundi à Yarmouk après des combats entre soldats et rebelles, selon des sources palestiniennes.

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