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06/11/2012 07:13 EST | Actualisé 06/01/2013 05:12 EST

La santé de l'économie demeure le souci principal des électeurs américains

WASHINGTON - L'élection présidentielle américaine de 2012 est une fois de plus influencée par l'économie, selon des sondages menés par l'Associated Press, mardi, auprès d'électeurs venant d'exercer leur droit de vote.

Le sondage démontre que six électeurs sur dix affirment que l'économie demeure la question la plus importante à laquelle la nation est confrontée, au moment où le taux de chômage et l'inflation sont élevés.

Environ quatre électeurs sur dix croient que l'économie du pays commence à se relever, mais un plus grand nombre soutient que la situation empire, qu'elle est mauvaise ou piétine.

Près de la moitié des électeurs pensent que la situation est plus imputable à l'ancien président, George W. Bush, qu'à Barack Obama.

Seulement un quart des électeurs interrogés à la sortie des isoloirs se considèrent en meilleure posture aujourd'hui qu'il y a quatre ans.

Les électeurs disaient que la hausse du chômage et la hausse des prix étaient les problèmes les plus importants pour des gens comme eux. Ces deux préoccupations étaient plus importantes que celles reliées au marché immobilier ou aux impôts, selon les sondages menés par l'Associated Press.

Pour Joseph Neat, un père à la maison de Hagerstown au Maryland, le président Obama n'a rien fait pour soulager les problèmes des familles comme les siennes. Il a fait référence au prix de l'essence, qu'il a décrit de «dément».

«Nous n'avons pas le temps pour qu'il change les choses. On a besoin de changements maintenant», a-t-il lancé à propos d'Obama. «Quatre ans c'est beaucoup de temps.»

Les trois quarts des sondés on dit que l'économie allait mal ou pas très bien et la plupart d'entre eux appuyaient Romney. Certains électeurs comme William Mullins de Lansing, au Michigan, ont dit qu'Obama avait besoin de plus de temps.

«Obama avait beaucoup de choses à régler lorsqu'il est arrivé au pouvoir. Tout ne peut pas changer en une nuit», a-t-il analysé.

Au moins un quart des sondés se sont dit enthousiastes à propos de l'administration d'Obama, et au moins le même pourcentage s'en sont dit fâchés.

Plusieurs électeurs se sont dit confiants de leur choix, avec les partisans d'Obama qui était les plus enthousiastes.

La moitié des sondés ont dit que le gouvernement faisait trop de choses qui devraient être laissées au individus et aux entreprises.

«Je n'ai pas eu d'augmentation de salaire depuis deux ans à cause des politiques anti-affaires d'Obama», a dit Ken Keller, un ingénieur de l'Illinois qui a voté pour Romney.

La campagne d'Obama a longuement insisté sur le fait que M. Romney, le multimillionnaire, en ferait davantage pour les gens aisés, ce qui semble avoir influencé l'opinion des électeurs. La moitié ont dit croire que ses politiques favorisent les riches, et presque aucun électeur a dit que ses politiques favoriseraient les pauvres.

Par contre, seulement un électeur sur 10 a dit que Obama, qui a fait pression pour des impôts plus élevés pour les riches, favorise les Américains les plus riches.

Le sondage mené auprès de 19 728 électeurs a été fait pour l'Associated Press et les réseaux de télévision par Edison Research. Ceci incluait les résultats préliminaires d'interviews avec des électeurs qui venaient de voter dans 350 bureaux ainsi que 4389 électeurs qui ont voté par anticipation qui ont été questionnés par téléphone.