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05/11/2012 04:10 EST | Actualisé 05/01/2013 05:12 EST

Un sit-in dans une raffinerie de pétrole a déjà coûté à la Libye 30 M USD

Un sit-in organisé depuis samedi dans une raffinerie de pétrole de l'ouest de la Libye par d'ex-rebelles qui réclament des soins médicaux a déjà coûté quelque 30 millions de dollars au pays, a indiqué lundi à l'AFP un responsable.

"La manifestation a coûté jusqu'ici au pays au moins 30 millions d'euros", a affirmé le vice-ministre du Pétrole Omar Al-Chakmak en référence au mouvement de protestation qui se poursuit dans une raffinerie de la ville de Zawiyah.

Il a affirmé que les pertes étaient dues à l'interruption des opérations à la raffinerie, qui approvisionne les marchés local et international, et à la suspension des exportations à partir de ce port.

Quelque 150 ex-rebelles participent à ce sit-in, selon des habitants. Ils réclament des soins pour des blessures subies lors du conflit ayant mis fin au règne de l'ex-dirigeant Mouammar Kadhafi en 2011.

"Ils veulent être évacués le plus tôt possible", a affirmé Naima al-Hammi, qui représente Zawiyah à l'Assemblée nationale. "Certains risquent de perdre des organes s'ils ne sont pas soignés".

Mme Hammi a indiqué qu'il y avait eu une rencontre à haut niveau tard dimanche sur cette question et que les autorités travaillaient à obtenir les visas nécessaires pour transférer les cas les plus urgents vers des hôpitaux européens.

Mais les protestataires refusent de lever leur sit-in jusqu'à ce qu'une solution soit mise en oeuvre, a-t-elle dit.

La manifestation a eu des répercussions jusqu'à Tripoli, à 50 km de Zawiyah, provoquant de longues files d'attente devant les stations service et des embouteillages monstres.

Le directeur de la distribution de la Libya's National Oil Corporation (NOC), Adnene Abdelmaoula, a cherché à rassurer la population, en affirmant à l'agence officielle Lana que les réserves de carburant permettaient au pays de tenir plus de deux mois.

Créée en 1976, la raffinerie de Zawiyah a été la première construite par la NOC. Elle fournit l'ouest du pays, qui représente environ 70% de la consommation intérieure.

Les Libyens cherchent souvent à obtenir des soins médicaux à l'étranger en raison des mauvaises conditions d'accueil dans les hôpitaux du pays.

Le projet du gouvernement de faire soigner les anciens rebelles à l'étranger a été arrêté en raison d'abus, de problèmes de corruption et de factures exorbitantes.

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