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05/11/2012 03:11 EST | Actualisé 05/01/2013 05:12 EST

Portugal et Grèce ont demandé une "aide technique" à la Banque mondiale

La Grèce et le Portugal, deux pays sous assistance financière internationale, ont demandé l'"aide technique" de la Banque mondiale, qui traite d'ordinaire avec les pays en développement, a annoncé lundi l'institution de Washington.

"De premières discussions sont en cours avec le Portugal et la Grèce, à la requête de ces deux gouvernements, sur la possible fourniture d'une aide technique", a indiqué à l'AFP Frederick Jones, un porte-parole de la BM.

Ces aides, qui peuvent notamment porter sur la gestion des comptes publics, ne sont pas assorties d'un volet financier, précise l'institution sur son site internet.

Interrogée par l'AFP, la Banque mondiale n'a pas su préciser s'il s'agirait d'une première en zone euro mais elle a rappelé qu'elle menait régulièrement des programmes d'aide, y compris d'ordre financier, dans les pays développés.

A la fin des années 90, elle avait ainsi accordé des prêts d'une valeur totale de 7 milliards de dollars à la Corée du Sud, et a également versé 750 millions d'euros en juin 2012 à la Pologne, membre de l'Union européenne, pour l'aider à réformer ses finances publiques.

Selon M. Jones, les discussions en cours dans la zone euro sont plus avancées avec la Grèce où elles portent sur des réformes touchant au "climat des affaires" et visant à "stimuler l'économie".

En récession pour la cinquième année consécutive, la Grèce tente actuellement de convaincre ses créanciers de débloquer une nouvelle tranche d'aide vitale pour le pays.

"Les discussions avec le Portugal sont à un stade moins avancé", a indiqué M. Jones.

Interrogé par l'AFP, le porte-parole de la BM n'a pas pu préciser le calendrier des discussions avec ces deux pays.

La Grèce et le Portugal mènent actuellement des programmes d'austérité économique imposés par leurs créanciers de la troïka (Fonds monétaire international, Banque centrale européenne, Union européenne) en échange de vastes plans d'aide.

Début septembre, le président de la Banque Mondiale, Jim Yong Kim, avait jugé que l'expertise de son institution pourrait être utile aux pays européens en difficultés, notamment à la Grèce, et s'était dit prêt à aider tout pays qui en ferait la demande.

"Nous pensons que nos équipes et notre expertise en termes de gestion de crise pourraient être utiles à des pays comme la Grèce", avait déclaré M. Kim.

Dans le cadre de la lutte contre la pauvreté, la Banque mondiale rappelle qu'elle conseille des pays développés, y compris les pays riches.

Outre son action en Pologne, l'institution rappelle qu'elle a accordé des prêts à la Lettonie, également membre de l'Union européenne, et qu'elle a également des programmes en cours en Russie, membre du G8, le club des pays les plus industrialisés.

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