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05/11/2012 06:46 EST | Actualisé 05/01/2013 05:12 EST

Meurtre du numéro 2 de l'OLP: un parti tunisien veut poursuivre Israël

Un petit parti politique tunisien, Wafa, a annoncé lundi vouloir porter plainte contre Israël pour l'assassinat du numéro deux de l'Organisation de libération de la Palestine (OLP) en 1988 à Tunis, mais le ministère des Affaires étrangères n'a pas souhaité réagir.

"L'avocat et secrétaire général du mouvement Wafa, Abderraouf Ayadi, achève la procédure pour déposer un plainte contre Israël" et éventuellement contre des "responsables sécuritaires tunisiens" lundi au tribunal de première instance de Tunis, a annoncé le parti dans un communiqué.

Un porte-parole du ministère tunisien des Affaires étrangères a pour sa part indiqué à l'AFP que la Tunisie n'avait pas de réaction officielle après la reconnaissance par Israël de l'assassinat d'Abou Jihad, numéro deux de l'OLP, dans la mesure où il s'agissait "d'informations de presse".

Le journal israélien Yediot Aharonot a publié la semaine dernière un article dans lequel le commandant de l'opération, Nahoum Lev, décédé depuis, raconte comment un commando de 26 membres s'est rendu à Tunis en avril 1988 pour tuer Abou Jihad, de son vrai nom Khalil al-Wazir.

Il s'agit de la première reconnaissance par Israël de cet assassinat. La publication de l'article a été autorisée après six mois de négociations avec la censure militaire.

L'opération visait à décapiter la première Intifada palestinienne, qui avait éclaté en décembre 1987. Mais malgré la mort d'Abou Jihad, l'Intifada s'est poursuivie jusqu'aux accords d'Oslo de 1993, qui ont ouvert la voie à la création en 1994 de l'Autorité palestinienne, présidée par Yasser Arafat.

Obligé de quitter le Liban en 1983, le quartier général de l'OLP a été accueilli en Tunisie jusqu'en 1994.

alf/fc