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05/11/2012 02:42 EST | Actualisé 05/01/2013 05:12 EST

L'émir du Koweït dénonce les manifestations "illégales" de l'opposition

L'émir du Koweït a critiqué lundi l'opposition pour avoir organisé des manifestations "illégales" ayant conduit à des violences et a appelé au dialogue pour résoudre la crise née d'un amendement à la loi électorale.

"Comme vous, j'ai été envahi par des sentiments de souffrance, de tristesse et d'inquiétude en raison des (récents) développements regrettables", a déclaré cheikh Sabah al-Ahmad Al-Sabah dans un discours télévisé, après avoir reçu un grand nombre de sympathisants.

"Les pratiques de déviation, de violence et de chaos ont déclenché de la peur" chez les Koweïtiens, a déclaré l'émir en faisant référence aux trois manifestations de masse organisées par l'opposition ces dernières semaines.

Il a accusé l'opposition d'avoir organisé des manifestations "illégales".

Les critiques de l'émir interviennent alors que l'opposition a annoncé un nouveau rassemblement après les trois grandes manifestations précédentes, au cours desquelles quelque 150 manifestants et 24 policiers ont été blessés.

Comme lors des deux précédentes manifestations, la police a fait usage dimanche de grenades assourdissantes et de gaz lacrymogène pour disperser les milliers de manifestants.

L'opposition --islamistes, nationalistes et libéraux--, dénonce un amendement à la loi électorale, ordonné le 19 octobre par l'émir et qui pourrait, selon elle, favoriser une manipulation des résultats des élections anticipées prévues le 1er décembre.

Cheikh Sabah a réaffirmé que l'ordre donné au gouvernement d'amender la loi électorale faisait partie de ses pouvoirs, selon la Constitution.

L'opposition estime de son côté que l'émir n'a pas le pouvoir de modifier la loi électorale avant les élections.

L'émir a averti que les menaces continues de l'opposition ne permettraient pas d'atteindre les objectifs désirés, ajoutant: "il n'y a pas de substitut au dialogue pour parvenir aux meilleurs résultats".

Cheikh Sabah a par ailleurs dit avoir reçu des appels de monarchies du Golfe voisines lui offrant leur aide pour garantir la sécurité et la stabilité de l'émirat.

Membre de l'Organisation des pays producteurs de pétrole, le Koweït, première monarchie du Golfe à s'être dotée d'un Parlement élu en 1962, connaît des crises politiques à répétition depuis 2006. La dynastie des Al-Sabah règne sur cet émirat pétrolier depuis plus de 250 ans.

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