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05/11/2012 07:03 EST | Actualisé 05/01/2013 05:12 EST

Ligue des champions - Manchester City au bord d'un deuxième fiasco européen

Manchester City est au bord d'une deuxième élimination consécutive dès la première phase de la Ligue des champions, un revers qui marquerait un coup d'arrêt dans l'ascension du richissime club anglais, à l'heure de recevoir l'Ajax mardi lors de la quatrième journée.

Battus à Madrid (3-2) puis à Amsterdam (3-1) et tenus en échec à domicile par Dortmund (1-1), à l'issue d'un match qu'ils auraient dû perdre cent fois, les "Citizens" sont bons derniers du groupe D, à six points du champion d'Allemagne et cinq du champion d'Espagne. Autant dire qu'il leur faudrait un petit miracle pour s'en tirer.

L'entraîneur Roberto Mancini a même commencé à jeter l'éponge samedi à l'issue du décevant match nul de son équipe à West Ham (0-0) en Championnat d'Angleterre. "Nous ne sommes pas prêts à gagner la Ligue des champions. Il ne serait pas honnête de dire le contraire", a-t-il déclaré.

La sincérité du propos n'est pas garantie. L'an passé, l'Italien avait de la même manière fait mine de concéder le titre à Manchester United, à plusieurs journées de la fin du Championnat, afin de piquer l'orgueil de ses hommes, avec le résultat que l'on connaît.

Ceux-ci semblent avoir besoin d'un nouveau coup de fouet. Si la situation en Premier League est loin d'être compromise puisque City n'a que deux points de retard sur le leader United et reste même la seule équipe invaincue après dix matches, l'étincelle de l'an passé semble avoir disparu.

Les performances en défense ont eu tendance à s'améliorer -- 6 buts encaissés lors des 7 derniers matches contre 14 lors des 7 précédents -- à l'exception du naufrage d'Amsterdam, mais les champions d'Angleterre continuent à aligner les matches ternes, malgré un calendrier favorable en Premier League.

"Parce que nous sommes les champions, nos adversaires se donnent plus qu'à 100% contre nous. C'est pour ça qu'il est plus dur de gagner la deuxième fois", a expliqué l'Italien, qui pourrait aussi invoquer les nombreuses absences de joueurs blessés.

Celle de David Silva pèse sur le rendement offensif des bleu ciel. Le meneur de jeu espagnol, touché aux ischio-jambiers contre la France, n'a plus joué depuis un mois, une période qui a correspondu avec quelques-unes des performances les plus plates de son équipe. Son retour n'est pas prévu avant le week-end prochain.

Les cinq prochaines semaines seront d'une importance cruciale pour City et pour son entraîneur. Outre les trois rencontres de Ligue des champions, les Mancuniens devront négocier un tournant très difficile en Premier League avec au programme des matches contre Tottenham, Chelsea, Everton et Manchester United.

Un dérapage aurait pour effet de relancer les rumeurs de départ de Mancini, qui ont redoublé depuis l'arrivée d'Aitor Begiristain dans l'encadrement du club en tant que directeur du football. La presse anglaise a vu dans ce recrutement une façon de paver la voie à Pep Guardiola, avec qui "Txiki" a longtemps travaillé à Barcelone.

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