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05/11/2012 08:17 EST | Actualisé 05/01/2013 05:12 EST

Dernier jour de campagne et suspense maximal pour Obama et Romney

Barack Obama et Mitt Romney mettaient fin lundi à des mois de campagne avant l'élection de mardi, alors que des problèmes dans certains bureaux de vote pourraient menacer, par endroits, le bon déroulement d'un scrutin extrêmement serré.

Après des mois de course et des centaines de millions de dollars dépensés en publicité, aucun des deux candidats n'a réussi à prendre l'avantage dans les sondages: les quatre grandes enquêtes nationales publiées dimanche révélaient un pays plus divisé que jamais.

Le président était crédité dans un sondage Pew de 48% des intentions de vote contre 45% pour son rival. Mais trois autres études publiées par Politico, NBC News/Wall Street Journal et ABC News/Washington Post accordaient au président sortant une avance non significative d'un point, ou nulle.

Le prochain locataire de la Maison Blanche sera de fait choisi par les électeurs des dix Etats-clés auxquels les deux hommes ont réservé l'exclusivité de leurs derniers déplacements.

Dans certains de ces Etats (Ohio, Iowa, Nevada), la carte électorale penchait en faveur de Barack Obama mais l'avance du président y dépasse rarement la marge d'erreur. Il reste devancé de peu dans les grands Etats de Floride et Caroline du Nord.

Lundi, un sondage USA Today créditait les deux candidats de 48% des voix chacun dans 12 Etats-clés.

Face à cette égalité presque parfaite, les deux camps sont convaincus que l'élection se jouera à seulement quelques centaines de milliers de voix, récoltées grâce aux millions de visites de porte-à-porte et de coups de téléphone passés par les bénévoles des deux camps.

Mais les longues files d'attente observées devant les bureaux de vote anticipé de Floride et les plaintes du parti démocrate déposées ce week-end à Miami, pour étendre les horaires de cette procédure de vote laissaient présager un scrutin agité, chaque camp semblant prêt à porter la bataille sur le plan judiciaire en cas de doute sur les résultats.

Avocats démocrates et républicains surveillaient aussi de près les bureaux de l'Ohio, où des associations contestaient les critères de validité des bulletins "provisoires" qui ne seront dépouillés qu'à partir du 17 novembre. Les électeurs qui, par exemple, ne présentent pas de preuve d'identité ou votent dans le mauvais bureau de vote, doivent utiliser cette procédure.

Dernier appel de Romney aux électeurs du centre

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Après un week-end infernal, MM. Obama et Romney devaient se croiser lundi dans les airs et même à quelques heures près à Columbus, capitale de l'Etat-clé de l'Ohio.

Le président devait commencer sa journée dans le Wisconsin, avant de se rendre dans l'Ohio et l'Iowa puis de rejoindre Chicago dans l'Illinois avec son épouse Michelle, où il attendra les résultats mardi soir.

Devant plusieurs dizaines de milliers de partisans dimanche dans trois réunions électorales, M. Obama a revendiqué les progrès réalisés depuis 2008, "quand nous étions au milieu de la pire crise économique depuis la Grande Dépression".

"Aujourd'hui, nos entreprises ont créé 5,5 millions d'emplois. L'industrie automobile est de retour. Les prix immobiliers remontent", a lancé le président à Hollywood, en Floride.

"La guerre en Irak est terminée, la guerre en Afghanistan se termine. Al-Qaïda est en fuite et Oussama ben Laden est mort", a-t-il martelé.

Le 44e président des Etats-Unis a reçu l'appui du 42e, le populaire Bill Clinton, qui s'est révélé d'une aide précieuse malgré leur affrontement --par Hillary Clinton interposée-- lors de la primaire de 2008.

"Quand il a été élu, il a demandé aux Américains les plus riches de payer un petit peu plus pour réduire le déficit", a rappelé M. Obama, qui cite souvent en exemple la croissance des années Clinton.

"Et vous savez, à l'époque, les républicains du Congrès, et un certain candidat au Sénat du nom de Mitt Romney... avaient dit que le plan de Bill Clinton nuirait à l'économie et détruirait des emplois", a rappelé le président.

Pour Mitt Romney, l'objectif est clair, mais difficile à atteindre: conséquence du système de suffrage indirect qui donne un poids disproportionné aux territoires les plus indécis, il doit battre le démocrate dans presque l'intégralité des 10 Etats-clés pour succéder à Barack Obama.

Le républicain devait faire étape lundi dans quatre de ces Etats, en Floride, en Virginie, dans l'Ohio et finalement dans le New Hampshire, au terme d'une tournée étourdissante.

Imprimé sur de grandes affiches à ses réunions publiques, "le vrai changement dès le premier jour" résume le message final de M. Romney.

"Presque toutes les mesures prises par le président ont rendu la reprise économique plus difficile", a-t-il déclaré lundi matin après une courte nuit à Orlando, en Floride.

"Le président a promis le changement, mais il n'a pas su le réaliser. Non seulement je vous promets le changement, mais je l'ai déjà fait dans le passé", a ajouté l'ancien gouverneur du Massachusetts, où les deux assemblées locales sont traditionnellement démocrates.

Le conseiller de M. Romney Kevin Madden a par ailleurs refusé lundi de confirmer ou infirmer les rumeurs d'un possible déplacement du républicain dans l'Ohio mardi, jour du scrutin.

"Nous vous ferons part du programme et d'ici là nous n'avons rien à dire", a-t-il indiqué à la presse.

bur-ico/mdm