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05/11/2012 05:23 EST | Actualisé 05/01/2013 05:12 EST

Compressions dans le réseau correctionnel québécois

Radio-Canada a appris que le ministère de la Sécurité publique du Québec subira des compressions de l'ordre de 25 millions de dollars, dont 12 millions directement reliés au réseau correctionnel.

Les agents de la paix ont été informés des compressions dans une note de service datant du 31 octobre. Ces compressions, qui sont en vigueur depuis le 1er novembre, auront des répercussions au Centre de détention de Québec, comme ailleurs dans la province.

Par exemple, les heures supplémentaires des agents correctionnels seront suivies rigoureusement. On cessera également d'admettre de nouveaux pensionnaires la nuit, ce qui risque d'avoir des conséquences dans les cellules municipales et dans les plus petits postes de police en région.

En vertu de ces compressions, certains postes d'agents chargés de surveiller les détenus qui purgent une peine avec sursis dans la communauté seront abolis.

Inquiétudes

Pour Bruno Serre, vice-président de l'Association des familles de personnes assassinées ou disparues, il s'agit d'une très mauvaise nouvelle. Il considère que cette décision peut mettre en péril la sécurité de la population. « Si on enlève cette surveillance-là, c'est comme leur donner le terrain libre puis ils ont beau jeu », déplore-t-il.

« Les gens, quelle sécurité ils vont avoir si ces gens-là [...] on ne les surveille plus parce qu'on fait des coupures? », se questionne-t-il.

Le son cloche est le même du côté de Stéphane Lemaire, président du Syndicat des agents de la paix en milieu correctionnel. Il est d'avis que les compressions pourraient aggraver le problème de la surpopulation carcérale.

« Si les sursitaires ont un autre genre de sentence et on est plus sévères et on les retourne en dedans, il va falloir qu'on bâtisse nos prisons au plus sacrant », affirme-t-il.