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05/11/2012 04:34 EST | Actualisé 05/01/2013 05:12 EST

Bilodeau est impatient de démontrer qu'il est encore capable d'être le meilleur

MONTRÉAL - Après une saison quasi sabbatique et d'interminables mois d'entraînement, Alexandre Bilodeau est impatient de démontrer qu'il demeure l'un des meilleurs bosseurs au monde.

Le champion olympique des Jeux de Vancouver ne regrette pas sa décision d'avoir fait l'impasse sur la saison de Coupe du monde, l'hiver dernier, afin de se consacrer à ses études universitaires en comptabilité. Il en a également profité pour peaufiner sa technique et accorder du repos à son corps.

Mais à un peu plus d'un an des Jeux olympiques de Sotchi, qui marqueront la fin de sa carrière sportive, Bilodeau est plus motivé que jamais de renouer avec la compétition.

«La compétition m'a manqué. J'ai vraiment hâte au 14 décembre pour la première course à Ruka en Finlande, a reconnu l'athlète de 25 ans lors d'un entretien téléphonique avec La Presse Canadienne.

«Je suis très impatient. Ma période d'entraînement a duré un mois de plus que les autres années. Mais ç'a été bénéfique. Je suis prêt et j'ai vraiment hâte d'être sur mes skis pour démontrer ce que je suis capable de faire.»

Avec le brio de son jeune coéquipier Mikael Kingsbury, qui a survolé la compétition sur le circuit de la Coupe du monde la saison dernière, le retour à la compétition du redoutable Français Guilbaut Colas et l'émergence d'autres bons skieurs acrobatiques, Bilodeau est bien conscient qu'il aura à faire face à une forte concurrence. Mais cela n'entame pas sa confiance.

«Je suis capable d'être le meilleur au monde à chaque jour. Et je vais m'efforcer de le démontrer.»

Pour y parvenir, il n'a pas ménagé ses efforts pour améliorer sa technique.

«J'ai beaucoup travaillé à perfectionner mon deuxième saut, de façon à augmenter son degré de difficultés, a-t-il expliqué. Tout en restant aussi rapide qu'avant, je peux maintenant me permettre un saut à risque plus élevé, comme un 720 désaxé ou même le 1080 désaxé que je n'ai plus tenté en compétition depuis longtemps.»

Bilodeau, qui se sentait plus à l'aise sur les parcours avec de grosses bosses comme à Deer Valley, s'est également attardé à développer une façon de skier «plus universelle» qui lui permettra de tirer son épingle du jeu même sur des tracés glacés et avec de petites bosses comme à Calgary ou Lake Placid.

S'il refuse de se fixer des objectifs précis pour la saison, il reconnaît que les championnats du monde en mars à Voss, en Norvège, demeurent au centre de ses priorités.

«Je ne peux pas nier que j'anticipe ce rendez-vous, a avoué le double champion du monde des bosses en parallèle (2009 et 2011). Il s'agira de mes derniers championnats du monde en carrière et je vais tout donner pour vivre pleinement cette expérience et l'utiliser pour l'année qui va suivre, ma dernière expérience olympique.»

Avant son départ pour l'Europe, le 1er décembre, Bilodeau continuera de ronger son frein en gymnase à moins que des chutes de neige précoces permettent d'aménager une piste à Val St-Côme, dans les Laurentides.

«Mais peu importe, je n'ai pas nécessairement besoin d'entraînement sur neige présentement. Nous aurons deux semaines d'entraînement en Finlande pour nous familiariser avec la piste avant la première Coupe du monde.»