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04/11/2012 05:00 EST | Actualisé 03/01/2013 05:12 EST

Une messe pour sainte Kateri Tekakwitha à l'Oratoire

Deux semaines après la canonisation de Kateri Tekakwitha au Vatican, une célébration nationale s'est déroulée dimanche à l'oratoire Saint-Joseph, à Montréal.

La messe a été célébrée par Mgr Lionel Gendron, évêque de Saint-Jean-Longueuil.

Plusieurs dignitaires et représentants des communautés des Premières Nations étaient présents, particulièrement de la communauté de Kahnawake, où sainte Kateri a vécu et est décédée.

Peter Penashue, ministre des Affaires intergouvernementales, John Duncan, ministre des Affaires autochtones et du développement du Nord canadien et Ghislain Picard, chef de l'Assemblée des Premières Nations du Québec et du Labrador, figuraient étaient présents à cette cérémonie, qui s'est déroulée en français et en anglais.

Quelque 2000 pèlerins y ont également pris part. Des dizaines de personnes étaient déjà sur les lieux dimanche matin.

Ils sont venus rendre hommage à la sainte Kateri Tekakwitha et prendre part au rite de purification.

Mgr. Lionel Gendron a rappelé le parcours spirituel de Kateri Tekakwitha en évoquant une vie dédiée totalement à l'adoration de Dieu.

Un des moments marquants de cette messe d'Action de grâce a été la procession des offrandes de la communauté Kahnawake, qui a mis en avant la courge, le maïs et la fève, appelé les trois soeurs, qui constituent les aliments de base du peuple mohawk.

Quelques minutes avant la fin de la cérémonie, Mgr. Pedro Lopez Quintana, nonce apostolique au Canada, a rappelé la prière du Saint-Père pape Benoit XVI à l'occasion de la canonisation de Kateri Tekakwitha : « Sainte Kateri, protectrice du Canada et première sainte amérindienne, nous te confions le renouveau de la foi dans les Premières Nations et dans toute l'Amérique du Nord ».

Kateri Tekakwitha est devenue le 21 octobre dernier la première femme autochtone d'Amérique du Nord a être élevée au rang de sainte au cours d'une cérémonie présidée par le pape Benoit XVI.

Plusieurs observateurs voient cette canonisation comme une tentative de rapprochement entre l'Église et les Autochtones.