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04/11/2012 06:37 EST | Actualisé 04/01/2013 05:12 EST

Soins de première ligne : le ministre Hébert pose ses premiers jalons

Le ministre de la Santé Réjean Hébert a annoncé dimanche l'accréditation de six nouveaux groupes de médecine familiale, dans le cadre de son plan d'action pour renforcer la première ligne de soins.

Un des objectifs de ce plan est d'offrir à 750 000 Québécois qui n'en ont pas, la possibilité d'avoir un médecin de famille, une promesse du Parti québécois lors de la dernière campagne électorale.

Accompagné du président de la Fédération des médecins omnipraticiens du Québec, le docteur Louis Godin, et du député de Laval-des-Rapides, Léo Bureau-Blouin, le ministre Hébert a précisé que ces six groupes de médecine familiale, dans les régions de Montréal, l'Outaouais, Laval et la Montérégie, porteront à 250 le nombre de GMF en fonction dans l'ensemble du Québec.

« Nous comptons en accréditer une cinquantaine de plus au cours des deux prochaines années, pour un total de 300. Notre objectif est que 75 % des médecins de famille adhèrent à un GMF », a déclaré le ministre.

M. Hébert a aussi annoncé une augmentation du nombre de professionnels oeuvrant auprès des médecins en GMF

Un montant annuel récurrent de 10,5 millions de dollars servira à embaucher quelque 160 professionnels supplémentaires comme des infirmières, des nutritionnistes et des travailleurs sociaux.

Le ministre Hébert a aussi annoncé l'entrée en vigueur du Programme d'adoption du dossier médical électronique.

« Un élément essentiel de notre démarche de renforcement de la première ligne est l'accélération de l'informatisation des cliniques médicales. J'annonce donc aujourd'hui l'entrée en vigueur, le 15 novembre prochain, du Programme québécois d'adoption des dossiers médicaux électroniques », a déclaré le Dr Réjean Hébert.

Ce programme incitatif, conclu avec la Fédération des médecins omnipraticiens du Québec, prévoit des investissements de l'ordre de 60 millions de dollars en quatre ans pour implanter le dossier médical électronique dans les cliniques médicales.

L'opération vise à libérer du temps pour les médecins de famille. Il aurait aussi l'avantage de réduire les erreurs de médication, la réduction d'examens prescrits en double et une prise en charge plus facile par un autre médecin.