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04/11/2012 01:22 EDT | Actualisé 04/01/2013 05:12 EST

Le président français en faveur d'un gouvernement syrien de transition

Le président français François Hollande a exprimé dimanche à Jeddah, en Arabie saoudite, son soutien à la formation d'un gouvernement syrien de transition, sujet au centre d'une réunion tenue au Qatar par l'opposition au régime de Bachar al-Assad.

"La France est très attachée à ce que l'opposition syrienne se constitue en gouvernement pour lui donner toute légitimité et s'assurer que c'est bien une transition démocratique en Syrie", a déclaré François Hollande lors d'une conférence de presse au terme d'une brève visite en Arabie saoudite.

"(Il est) tout à fait nécessaire que l'opposition se (re)structure", a-t-il ajouté alors que le Conseil national Syrien (CNS, principale formation de l'opposition), était réuni au Qatar pour tenter de fédérer toutes les composantes de l'opposition.

Interrogé sur l'aide militaire attendue par la rébellion en Syrie, le chef de l'Etat français a estimé que "cela suppose qu'il y ait un gouvernement provisoire (...) pour que si des armes soient un jour livrées, ce soit à une opposition dont on serait sûr de l'utilisation qu'elle ferait de ces armes".

Interrogé sur l'Iran, l'un des sujets évoqués avec le souverain saoudien Abdallah, il a souligné que la volonté de Téhéran d'"accéder à l'arme nucléaire" était perçue comme "une menace pour toute la région et pour le monde".

Paris et Ryad "sont d'accord" pour durcir les sanctions imposées à l'Iran afin de "l'empêcher d'aller plus avant" dans son programme nucléaire, comme ils ont fait part de "leur disponibilité à des négociations" pour surmonter la crise ouverte par cette question, a-t-il ajouté.

Il a également fait état d'une "position commune" avec le souverain saoudien sur le Liban, menacé de destablisation par les retombées de la crise syrienne. "Nous avons une fois encore mis en garde tous ceux qui voudraient déstabiliser ce pays qui a besoin de retrouver de l'unité à travers le dialogue", a-t-il dit.

François Hollande, qui a effectué une visite de quelques heures, la première depuis son accession à la magistrature suprême en mai, a indiqué que le but de cette brève escale était d'"établir des relations personnelles" avec le roi Abdallah, dont le pays "est le premier partenaire commercial de la France".

Il a dans ce contexte rendu hommage à Ryad pour sa politique sur le marché pétrolier international. "Je salue l'attitude de l'Arabie saoudite qui augmente ses quotas de production (Opep), ce qui permet aux prix d'être maîtrisés", a-t-il déclaré, soulignant la volonté du royaume de contribuer à "la reprise de la croissance" économique dans le monde.

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