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04/11/2012 11:41 EST | Actualisé 04/01/2013 05:12 EST

Israël craint des répercussions transfrontalières du conflit syrien

Le chef des Forces armées israéliennes Benny Gantz a estimé dimanche que le conflit syrien pourrait avoir des répercussions pour l'Etat hébreu, alors que des combats entre rebelles et forces du régime se déroulent à proximité de positions israéliennes sur le plateau du Golan.

"C'est une affaire syrienne qui pourrait devenir notre affaire" a déclaré M. Gantz lors d'une visite aux troupes israéliennes stationnées à la frontière entre le plateau du Golan, occupé par Israël, et la Syrie, cité par le site internet de l'armée.

M. Gantz a demandé aux soldats de rester en alerte, précise le site sans autre détail.

Les soldats israéliens peuvent entendre le bruit des combats qui opposent les forces du régime et les groupes rebelles syriens, a indiqué le porte-parole en chef de l'armée, Yoav Mordechai, qui accompagnait M. Gantz dans sa visite et qui est également cité par le site internet.

"De l'autre côté de la frontière, on entend le bruit des tanks et des tirs d'armes légères", a-t-il ajouté avant de préciser que "les forces israéliennes se préparaient à voir les tirs changer de direction à tout moment et se tourner vers nous".

L'armée israélienne a annoncé avoir déposé une plainte auprès de l'ONU après que trois chars syriens sont entrés samedi matin dans la zone démilitarisée entre les deux pays sur le plateau du Golan.

Selon les médias israéliens, les chars sont entrés dans le village de Beer Ajam, au sud-est de Qouneitra, pour combattre des rebelles luttant contre le régime du président Bachar al-Assad.

L'armée a élevé son niveau d'alerte après l'incident, avait indiqué la radio publique israélienne, mais une porte-parole militaire s'était refusée à commenter cette information.

La Syrie est officiellement en état de guerre avec Israël, qui lui a pris lors de la guerre des Six-Jours en 1967 une partie du plateau du Golan.

Depuis un accord conclu entre les deux pays en 1974, quelque 1.200 membres non armés de la Force des Nations unies chargée d'observer le dégagement (FNUOD) patrouillent dans la zone de séparation, d'une largeur de 3 à 6 km.

En juillet, l'Etat hébreu avait déjà déposé une plainte auprès du secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon pour dénoncer l'infiltration de soldats syriens dans la zone démilitarisée.

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