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04/11/2012 07:54 EST | Actualisé 04/01/2013 05:12 EST

Abbas répète qu'il ne "renoncera jamais au droit au retour" des réfugiés

Le président palestinien Mahmoud Abbas a réaffirmé qu'il "ne renoncerait jamais au droit au retour" des réfugiés palestiniens de 1948, à la suite d'une controverse déclenchée par une interview qu'il a donnée à une chaîne israélienne.

"Je n'ai jamais renoncé, et je ne renoncerai jamais au droit de retour", a répété samedi soir M. Abbas dans une interview à la chaîne de télévision satellitaire égyptienne Al-Hayat.

"Je n'ai pas changé ma position. Ce que je dis aux Palestiniens n'est pas différent de ce que je dis aux Israéliens ou aux Américains ou à n'importe qui", a expliqué le président de l'Autorité palestinienne.

Dans une interview diffusée vendredi soir à la télévision israélienne, M. Abbas a déclaré qu'il n'avait pas l'intention de revivre dans la maison de son enfance à Safed, aujourd'hui en territoire israélien.

"Je veux voir Safed. C'est mon droit de voir (Safed), mais pas de vivre là-bas", a-t-il dit en anglais.

Le président Shimon Pérès a aussitôt qualifié de "courageuses" ces déclarations semblant remettre en cause le droit au retour des réfugiés palestiniens de 1948, une des principales revendications du mouvement national palestinien.

"Parler de Safed est une position personnelle et ne signifie pas abandonner le droit au retour. Personne ne peut abandonner le droit au retour", a insisté Mahmoud Abbas dans son interview à la télévision égyptienne.

"La question des réfugiés fera partie de la dernière phase des négociations sur un règlement final" du conflit israélo-palestinien, a-t-il précisé.

"Cette question, basée sur la résolution 194 des Nations unies, sera soumise à un référendum populaire et soit les Palestiniens l'accepteront soit il la rejetteront", a promis M. Abbas.

Adoptée le 11 décembre 1948, renouvelée chaque année, mais jamais appliquée, la résolution 194 stipule que "les réfugiés qui désirent rentrer dans leurs foyers et vivre en paix avec leurs voisins devraient y être autorisés le plus vite possible" et que "des dédommagements devraient être versés pour les propriétés de ceux qui ne veulent pas revenir".

Plus de 760.000 Palestiniens, aujourd'hui quelque 4,7 millions avec leurs descendants, ont été poussés à l'exode en mai 1948 lors de la création de l'Etat d'Israël.

Le porte-parole du président Abbas s'était déjà efforcé samedi soir de couper court à la controverse, potentiellement dommageable pour le dirigeant de l'Autorité palestinienne, en assurant que "le but de l'interview (à la TV israélienne) était de toucher l'opinion israélienne".

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