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03/11/2012 02:15 EDT | Actualisé 03/01/2013 05:12 EST

Janowicz: une semaine folle à Paris pour mettre fin "à la galère"

Quasiment inconnu avant de débarquer à Bercy, le Polonais Jerzy Janowicz s'est fait un nom à Paris, où il disputera dimanche la finale après être passé par les qualifications, ce qui lui permettrait de mettre "fin à la galère" en attirant enfin des partenaires financiers.

"C'est une semaine incroyable pour moi et ma famille. Depuis un an et demi, j'ai beaucoup galéré. J'espère que ces résultats vont m'apporter de plus gros sponsors", a déclaré le Polonais, 69e mondial, qui a déjoué tous les pronostics en se hissant jusqu'en finale, après avoir éliminé cinq joueurs du Top 20, dont Gilles Simon en demi-finale samedi.

Pour financer sa carrière qui tardait à éclore, ses parents, d'anciens volleyeurs professionnels, ont vendu "leur magasin et un ou deux deux appartements", avait-t-il déjà confié vendredi.

Le Master 1000 de Paris-Bercy, miné par l'hécatombe des têtes d'affiches, soit forfait (Federer, Nadal), soit éliminées précocement (Djokovic, Murray), a eu au moins le mérite de faire découvrir une nouvelle tête, appelée sans doute dans les mois à venir à concurrencer les plus grands du circuit professionnel.

S'il l'emporte dimanche, Janowicz sera le premier Polonais de l'ère Open à remporter un tournoi d'un tel niveau. Avant lui, aucun Polonais n'avait franchi les quarts de finale. Seul l'illustre Wojtek Fibak, meilleur joueur polonais de l'histoire à ce jour, s'était déjà imposé à Paris, mais c'était avant la création du Palais Omnisport de Paris-Bercy en 1984 qui accueille le tournoi depuis 1986.

Intrus anonyme du tableau final, après deux tours de qualification contre le Russe Tursunov (124e mondial) et le Français Florent Serra (122e mondial), Jerzy Janowicz était plutôt habitué aux Challengers, ces tournois de seconde catégorie où s'affrontent des joueurs plus modestes.

Finaliste des tournois juniors à Roland-Garros (2007) puis à Wimbledon (2008), le jeune Polonais de 21 ans a eu, comme souvent, du mal à se faire une place parmi les grands.

Maintenant, c'est fait. Et de quelle manière. Cette semaine, Janowicz a fait tomber cinq têtes du Top 20: l'Allemand Philipp Kohlschreiber (N.19), le Croate Marin Cilic (N.15), le Britannique Andy Murray (N.3), le Serbe Janko Tipsarevic (N.9), et samedi, le Français Gilles Simon (N.20).

Désormais, jusqu'où peut-il aller ? "Que je gagne ou que je perde dimanche, je me battrai comme depuis le début. Cette semaine a changé beaucoup de chose", a-t-il souligné. Et après ? Lorsqu'une journaliste le compare à Marat Safin, triple vainqueur à Bercy, Janowicz calme le jeu: "C'est juste une semaine, je ne veux pas me comparer à lui, c'était un immense joueur, j'ai encore beaucoup de travail pour arriver à son niveau".

Simon, beau joueur, reconnaît que "Janowicz a gagné logiquement" mais "attend de voir si son service sera aussi précis dehors, avec un peu de vent".

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