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02/11/2012 05:48 EDT | Actualisé 02/01/2013 05:12 EST

Vivre avec le « syndrome de la belle au bois dormant »

Une adolescente de Québec souffre du syndrome de Kleine-Levin, un trouble du sommeil très rare qui touche une personne sur un million. Ariane Leblanc-Lacroix, 17 ans, éprouve le besoin de dormir de nombreux jours d'affilés, parfois une dizaine, jusqu'à 20 heures par jour, de façon épisodique.

« Elle dort à peu près toute la journée de 18 à 20 heures par jour et quand elle est éveillée, elle est comme un zombie », explique Geneviève Leblanc, la mère d'Ariane.

Le syndrome de Kleine-Levin, surnommée le « syndrome de la belle au bois dormant », entraîne de fâcheuses conséquences pour la jeune femme.

Récemment, elle a vécu un épisode de plusieurs jours de sommeil, ce qui a eu des répercussions sur ses études. « Il a fallu que j'abandonne un cours la semaine passée, car c'était impossible de rattraper », raconte-t-elle.

Le besoin excessif de sommeil d'Ariane est apparu subitement à l'âge de 13 ans. « Je me réveillais un matin puis je me sentais complètement perdue, comme si j'étais dans un rêve. Je ne comprenais pas ce qui se passait. J'étais fatiguée, épuisée, j'avais le moral à zéro. »

Après plusieurs consultations, le diagnostic est finalement tombé. Le syndrome de Kleine-Levin étant peu connu, Ariane et ses parents ont parfois dû faire face à l'incompréhension de leur entourage.

« Certains professeurs pensaient, pouvaient penser qu'elle était tout simplement paresseuse, ce qui n'était pas le cas [...] Ç'a été difficile au début », raconte la mère d'Ariane.

Les symptômes du syndrome de Kleine-Levin, pour lequel il n'existe aucun traitement, devraient s'atténuer et cesser à la fin de la vingtaine. En attendant, Ariane, qui fréquente maintenant le cégep, souhaite démystifier ce trouble et surtout sensibiliser le milieu médical à la recherche de traitement.