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02/11/2012 01:49 EDT | Actualisé 02/01/2013 05:12 EST

Maroc/public: un responsable anticorruption veut la transparence salariale

Le responsable d'un organisme public de lutte contre la corruption s'est dit favorable vendredi à ce que les salaires et primes des hauts fonctionnaires du Maroc soient "connus du public" et a appelé, lors de la présentation d'un rapport, à une réelle stratégie contre ce fléau.

"Personnellement, je suis pour que les salaires et les primes des hauts fonctionnaires de l'Etat soient divulgués et connus du grand public sachant qu'ils ne sont pas confidentiels et que leur traçabilité existe déjà dans des documents de l'administration", a déclaré Abdessalam Aboudrar, président de l'Instance centrale pour la prévention de la corruption.

"La transparence et la bonne gestion exigent cela", a fait valoir M. Aboudrar lors d'une conférence de presse.

Il a, à cette occasion rendu public le rapport d'activité de son organisme créé en 2007 pour lutter contre la corruption.

"Le rapport, a-t-il dit, a démontré que le champ de la corruption au Maroc est en passe de s'étendre à l'ensemble des domaines de la chose publique".

Ce responsable a appelé à la mise en oeuvre d'une réelle stratégie de lutte, estimant que le gouvernement avait montré sa "disponibilité" en ce sens.

"Le chef du gouvernement, Abdelilah Benkirane, à qui j'ai remis hier le rapport, me l'a assuré. J'ai une note d'espoir de faire reculer ce fléau avec la contribution du gouvernement", a-t-il souligné.

Le rapport préconise notamment le "renforcement des attributs essentiels de l'Instance", en lui garantissant "l'indépendance requise au niveau du fonctionnement institutionnel (...) et en la dotant des prérogatives nécessaires et (élargies) dans la prévention et la lutte" contre la corruption.

Abdessalam Aboudrar, cofondateur de l'ONG Transparency Maroc, a par ailleurs suggéré la "simplification des procédures administratives" pour faire "reculer la corruption".

"Je ne comprends pas pourquoi l'administration continue à exiger des tas de papiers pour délivrer des documents alors que tout citoyen est titulaire d'une carte nationale biométrique", a-t-il conclu, avant d'appeler à la suppression de la légalisation des signatures.

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