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02/11/2012 05:19 EDT | Actualisé 02/01/2013 05:12 EST

L'ex-producteur de Johnny Hallyday reconnu coupable de diffamation

L'ancien producteur de Johnny Hallyday, Jean-Claude Camus, a été reconnu coupable, vendredi, par le tribunal correctionnel de Paris, dans quatre affaires de diffamation pour avoir déclaré que le Dr Stéphane Delajoux, chirurgien du rocker à la fin de 2009, avait commis un « massacre » lors d'une opération sur une hernie discale.

M. Camus, qui avait remis en cause l'intervention chirurgicale du Dr Delajoux dans Le Parisien, sur BFM, RTL et Europe 1, a été condamné à verser 8900 $ d'amende et 9500 $ de dommages et intérêts.

Après le verdict, le Dr Stéphane Delajoux a affirmé qu'il avait été blanchi par la justice française et que cette dernière avait reconnu le caractère mensonger des propos tenus par Jean-Claude Camus. Il a ajouté avoir trouvé difficile de se faire traîner dans la boue sur la place publique, particulièrement par rapport à ses enfants.

Alors que Johnny Hallyday était plongé dans le coma aux États-Unis à la fin de 2009, son ex-producteur avait estimé que l'opération faite par le médecin avait causé des dégâts qu'il fallait réparer d'urgence puisqu'il semblait que la moelle était touchée. Le Dr Delajoux a indiqué que l'expertise médicale avait prouvé son innocence et que c'était tout l'entourage de Johnny Hallyday qui était condamné à travers M. Camus.

Le tribunal a considéré que Jean-Claude Camus n'avait pas poursuivi un but illégitime en répondant aux interrogations des médias sur la santé de la star, dont il était proche, et même sur les causes de son état, compte tenu de l'émotion publique suscitée par l'admission du chanteur à l'hôpital.

« En revanche, si la survenance d'une dégradation de l'état de santé de Johnny Hallyday une dizaine de jours après l'opération permettait de s'interroger sur le bon déroulement de celle-ci et sur la nature du lien possible avec la nouvelle hospitalisation de l'artiste, le prévenu ne disposait d'aucun élément utile justifiant une mise en cause aussi directe et non conditionnelle de Stéphane Delajoux quant à l'accomplissement de ses obligations professionnelles », a tranché le tribunal.