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02/11/2012 11:58 EDT | Actualisé 02/01/2013 05:12 EST

Des milliers de Syriens manifestent contre "les mensonges" des Etats-Unis (militants)

Des milliers de personnes hostiles au président Bachar al-Assad ont manifesté vendredi à travers la Syrie, appelant la communauté internationale à agir pour arrêter la répression sanglante menée par le régime et critiquant les "mensonges" américains.

Comme tous les vendredis, les militants ont appelé à manifester, cette fois-ci pour interpeller la "justice internationale" afin qu'elle se saisisse du sort de la ville de Daraya, près de Damas, meurtrie par de nombreux massacres.

A Damas, malgré les violences, des manifestations appelant au départ du président Assad, se sont déroulées dans les quartiers de Roukneddine, Assali, Qaboune, ainsi que dans la localité de Babbila, selon l'Obervatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).

Les Comités locaux de coordination (LCC), qui organisent la mobilisation sur le terrain, ont de leur côté fait état de bombardements aériens visant les fidèles à la sortie des mosquées à Zamalka, près de Damas.

Des manifestations "massives" ont eu lieu à Alep (nord), deuxième ville de Syrie, et dans des villages alentours, selon la même source.

"Ce n'est pas une guerre civile, c'est un génocide. Laissez-nous mourir mais ne mentez pas", ont scandé les manifestants, selon des vidéos mises en ligne par des militants. Ils dénonçaient les divisions de la communauté internationale qui ne parvient pas à adopter une position sur un règlement.

Des cortèges ont également défilé dans des villes en proie aux bombardements où des manifestants ont scandé: "Nous ne plierons pas, amenez les avions et les bombes".

D'autres slogans faisaient référence aux récentes déclarations de la secrétaire d'Etat américaine Hillary Clinton qui a dénoncé une montée de l'extrémisme en Syrie, accusant des islamistes de "détourner" la révolte.

"Clinton: notre radicalisme, s'il existe, est le résultat de tes mensonges", affirmait notamment un slogan.

A Idleb (nord-ouest), où les combattants rebelles ont pris un carrefour stratégique, des rassemblements ont également eu lieu à Sarmine, Bineche, Hass, Kanafra et Kfar Nabal.

Dans cette dernière ville, des manifestants ont brandi des panneaux comparant, avec ironie, les bilans du passage de la tempête Sandy aux Etats-Unis et du conflit en Syrie.

"Sandy: 90 victimes, Anissa (al-Assad, la mère du président Bachar al-Assad): 40.000 victimes", affirmait l'une de ces pancartes.

De même, des manifestations ont eu lieu dans les provinces de Hassaké, région du nord-est du pays à majorité kurde, Hama (centre) et Deraa (sud), selon l'OSDH qui s'appuie sur un large réseau de militants sur place.

A travers la Syrie, 72 personnes, dont 21 civils, 21 rebelles et 30 soldats, ont péri, selon un bilan provisoire de l'OSDH, alors que les violences ne connaissent pas de répit depuis le début en mars 2011 d'une révolte populaire contre le régime Assad qui s'est militarisée face à la répression.

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