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01/11/2012 04:35 EDT | Actualisé 01/01/2013 05:12 EST

Une expérience redonne de l'espoir pour la fertilité des jeunes cancéreux

TORONTO, ONTARIO, - Des scientifiques cherchent depuis longtemps une façon de sauvegarder la fertilité des jeunes garçons soignés pour un cancer.

Ces jeunes peuvent perdre la capacité de procréer plus tard dans la vie parce que la radiothérapie ou la chimiothérapie peut tuer les cellules-souches des testicules qui produisent le sperme à partir de la puberté.

Des chercheurs ont découvert, en faisant des expériences sur des macaques, qu'il était possible pour des petites quantités de tissus des testicules préalablement conservés d'être décongelés et réimplantés après une chimiothérapie, et de produire éventuellement du sperme.

Le succès de l'expérience chez les primates donne espoir que la technique puisse être un jour utilisée chez les humains rendus infertiles par leurs traitements contre le cancer, selon les chercheurs qui ont publié leur découverte dans le numéro de novembre de la revue scientifique Cell Stem Cell.

Non seulement la plupart des macaques pouvaient-ils produire des spermatozoïdes, mais le sperme d'un d'entre eux a même pu ensuite féconder des ovules de macaques femelles, a expliqué le chercheur principal, Kyle Orwig, directeur principal du programme de préservation de la fertilité à l'Université de Pittsburgh.

Les ovules de macaques ont été fécondés en laboratoire. Aucun singe n'est né pendant l'expérience, mais M. Orwig indique que la procédure pourrait éventuellement permettre à des hommes qui ont survécu à un cancer infantile d'avoir des enfants, même si la technique doit encore être perfectionnée avant d'être testée chez les humains.

Ce ne sont pas tous les traitements contre le cancer qui rendent infertiles de façon permanente — cela dépend de la région touchée par le cancer et des doses de chimiothérapie. Mais cette préoccupation demeure pour plusieurs patients, qui doivent composer, souvent pour le reste de leur vie, avec des problèmes de santé liés au traitement de leur cancer.

«Des cancéreux soulignent que leur statut de fertilité a un impact majeur sur leur qualité de vie, aussi bien sur leur bien-être psychologique que leur capacité à tisser des liens», a indiqué M. Orwig.