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01/11/2012 02:23 EDT | Actualisé 31/12/2012 05:12 EST

Koweït: réunion de l'opposition au lendemain de violents heurts avec police

Des groupes de l'opposition koweïtienne devaient se réunir jeudi après de violents affrontements nocturnes avec les forces anti-émeutes dans ce pays pétrolier du Golfe, selon un ancien député et des activistes.

L'ex-député de l'opposition, Moubarak al-Waalan, a indiqué que la réunion devrait faire le point des heurts qui s'étaient poursuivis tard dans la nuit dans plusieurs quartiers.

Ces heurts ont éclaté lorsque des milliers de manifestants en colère ont marché en direction de la prison centrale de Koweït où est détenue l'une des principales figures de l'opposition, Mussallam al-Barrak, après que le parquet a annoncé la prolongation de sa détention de dix jours.

Ce député avait arrêté lundi pour des déclarations jugées critiques à l'égard de l'émir, à un mois d'élections anticipées prévues le 1er décembre sur la base d'une loi électorale contestée par l'opposition.

Le ministère de l'Intérieur a indiqué dans un communiqué jeudi à l'aube que cinq policiers avaient été blessés après avoir été heurtés par deux véhicules, dont l'un portait "une plaque d'immatriculation étrangère".

Selon des activistes, des dizaines de personnes, notamment des enfants, avaient été admis dans des hôpitaux pour inhalation de gaz après que la police anti-émeutes eut fait un usage excessif des grenades assourdissantes et de lacrymogènes pour disperser les manifestants.

Les activistes ont indiqué que la police anti-émeutes avait pourchassé les manifestants jusque dans des maisons à Sabah Al-Nasser, un quartier à dominante tribale, près de la prison centrale. Les heurts se sont poursuivis pendant sept heures et ne se sont arrêtés que vers 03H00 du matin (00H00 GMT), selon eux.

Il s'agit de la deuxième vague d'affrontements violents entre police et manifestants en dix jours. Le 21 octobre, une centaine de protestataires et 11 policiers ont été blessés dans des heurts à l'occasion de la plus importante manifestation dans l'histoire du pays.

L'opposition entend organiser une autre manifestation le 4 novembre, alors que les autorités ont averti qu'elles empêcheraient, même par la force, toute marche illégale.

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