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Ashley Smith: Harper juge «inacceptables» les gestes des services correctionnels

TORONTO - Le premier ministre Stephen Harper a vertement critiqué jeudi les services correctionnels pour la façon dont ils ont procédé dans le cas d'Ashley Smith, cette jeune femme troublée morte en détention en 2007.

Le cas d'Ashley Smith a été discuté à la Chambre des communes après que des images troublantes furent diffusées lors d'une enquête du coroner sur son décès.

Ces images captées par des caméras de surveillance de centres de détention ont montré Ashley Smith subir de multiples traitements calmants contre son gré et avoir le visage immobilisé par du ruban gommé qui lui avait été appliqué.

D'autres images captées dans un avion montrent un gardien de prison lui appliquer du ruban gommé autour des poignets lors de son transfert dans une prison de Saskatoon.

«Le cas Ashley Smith est évidemment une horrible tragédie», a déclaré M. Harper.

Il a dit à la Chambre des communes que de l'information dévoilée récemment montrait que le comportement de Services correctionnel était «complètement inacceptable».

Le chef libéral Bob Rae a accusé le gouvernement Harper de malhonnêteté.

«Ceci est un gouvernement qui a voulu stopper la diffusion de ces vidéos. C'est un gouvernement qui, à chaque étape du processus, a tenté d'empêcher les Canadiens de voir ce qui c'était passé», a-t-il dit.

La vie d'Ashley Smith, originaire de Moncton, a été ponctuée d'incidents causés par ses problèmes de santé mentale. Elle a été arrêtée pour la première fois à l'âge de 13 ans, pour une agression. A 15 ans, elle a subi un premier emprisonnement.

Malgré sa maladie, la jeune femme a passé la dernière année de sa vie en isolement. Elle a aussi subi 17 transferts dans des prisons de cinq provinces différentes.

Après d'être livrée à de nombreuses automutilations, elle est finalement morte étouffée dans sa cellule, à Kitchener, à l'âge de 19 ans.

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