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31/10/2012 04:36 EDT | Actualisé 31/12/2012 05:12 EST

Sur le terrain, Jesse Marsch veut une équipe plus hargneuse en 2013

MONTRÉAL - Un peu comme l'a fait l'administration de l'équipe quelques heures plus tôt, l'entraîneur-chef de l'Impact de Montréal, Jesse Marsch, et ses joueurs ont dressé un bilan assez positif de cette première campagne en MLS. Mais personne n'est satisfait de ne pas être des séries éliminatoires, qui s'amorcent ce mercredi.

Plus que le personnel sur le terrain, le consensus qu'on peut tirer est que l'Impact aura une nouvelle attitude en 2013.

«La première chose que je changerais, c'est notre attitude, notre désir de gagner, a indiqué le gardien Troy Perkins. On doit avoir plus d'ego et ne pas laisser les autres équipes dicter la façon dont nous allons jouer. On doit être capables de se lever, d'être assez forts pour faire cela.»

«Je pense que dans les derniers matchs, notre désir de victoire, de compétitivité, n'était plus là, a pour sa part indiqué Marsch. (...) Je crois que de façon générale, c'est ce qui manque le plus à cette équipe: la compétitivité et le leadership. De savoir comment, en équipe, amener le niveau d'effort une coche au-dessus.

«On a fait de bons progrès à ce niveau: à la fin de l'année nous avons cessé de donner autant de buts, nous étions davantage organisés. Maintenant, on doit le faire à un niveau plus élevé. Être plus efficaces pour se créer des occasions de marquer et les concrétiser.

«Le niveau d'énergie déployé était très élevé pour la majeure partie de la saison, mais pas dans les derniers matchs, a estimé Marsch, qui prend le blâme pour cette baisse de régime. À partir de maintenant, les attentes seront et doivent être plus élevées, à commencer par celles à mon endroit.»

On espère aussi que l'équipe pourra mettre de côté sa «double personnalité»: alors qu'elle a rendu la vie difficile à ses opposants au stade Saputo, elle n'a pas affiché la même confiance sur les pelouses adverses.

«Il faut absolument se trouver un plan B concret pour les matchs à l'étranger, a noté le milieu de terrain québécois Patrice Bernier, pour qui il s'agit de l'aspect le plus important à changer en 2013. À domicile, on a un style, mais à l'extérieur, ce n'est pas pareil (que de jouer au stade Saputo). Il faut vraiment trouver le facteur qui pourra nous changer, nous apporter quelque chose de plus et qui fera en sorte qu'on sera en mesure d'aller chercher plus de victoires.»

Même son de cloche du côté du joueur désigné de l'Impact, l'attaquant Marco Di Vaio.

«On a deux équipes: une qui joue à domicile et une qui joue à l'étranger. On n'a pas la même confiance. On a travaillé beaucoup mentalement là-dessus, pour comprendre qu'on peut jouer de la même façon à l'étranger qu'on joue à domicile. Ce n'est pas différent.

«Même si on se retrouve à cinq heures d'avion de chez nous, c'est la même chose. On doit avoir confiance en nous, car on a une bonne équipe.»

«C'est plus que du football estime pour sa part le défenseur Hassoun Camara. C'est une question de mentalité.»

Cette première saison permet cependant à Marsch d'envisager l'avenir avec optimisme.

«Cette équipe repose sur des bases solides. Ne reste plus qu'à profiter des prochaines semaines pour refaire le plein d'énergie et revenir plus fort.»