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31/10/2012 01:24 EDT | Actualisé 31/12/2012 05:12 EST

Possible nomination d'un modérateur entre Google et la presse française

PARIS - Le gouvernement français est disposé à nommer «un modérateur» pour faciliter le règlement du contentieux entre Google et la presse, a indiqué mercredi la porte-parole du gouvernement Najat Vallaud-Belkacem, lors du compte rendu du conseil des ministres.

L'affaire tourne autour d'un possible paiement par le moteur de recherche américain de droits d'auteurs aux éditeurs de presse pour sa section «actualités», qui fait des liens vers les sites d'information.

Alors que les tensions s'accroissent avec le géant américain autour du projet de taxe qu'appellent de leurs voeux les éditeurs de presse, la porte-parole a rappelé les déclarations du président François Hollande n'excluant pas «un projet de loi début 2013» si les pourparlers n'aboutissaient pas à un meilleur partage des recettes entre les deux parties.

Mme Vallaud-Belkacem a soutenu que le gouvernement voulait pour l'instant donner «toute sa chance» à la négociation directe entre l'entreprise et la presse et que pour cela, Paris est «même disposé à proposer» le nom d'un modérateur qui puisse «accompagner» ces échanges.

Les éditeurs de presse français, de même que leurs homologues allemands et italiens, espèrent que les médias brésiliens leur fourniront la preuve qu'il existe un moyen efficace d'affronter Google.

Après avoir tenté en vain de s'entendre avec l'entreprise californienne durant la dernière année, les plus importants journaux du Brésil, qui représentent 90 pour cent du tirage, ont décidé de boycotter Google Actualités en rendant leur contenu inaccessible à quiconque utilise le moteur de recherche. Le résultat? Seulement une légère baisse du trafic sur leur site, soutiennent-ils.

Les journaux brésiliens n'ont pas exclu la possibilité de reprendre les négociations avec Google si l'entreprise accepte de payer pour leur contenu. Contrairement aux éditeurs de presse d'Europe, ceux du Brésil n'ont pas demandé au gouvernement d'agir comme médiateur ou d'imposer une taxe dans le cadre de leurs pourparlers avec Google.