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31/10/2012 02:37 EDT | Actualisé 31/12/2012 05:12 EST

La Bourse de New York reprend ses activités cahin-caha

Wall Street reprenait ses activités tant bien que mal mercredi après deux séances de fermeture exceptionnelle en raison du passage de l'ouragan Sandy qui a paralysé New York, des coupures de courant et des problèmes de transport limitant le volume d'échanges.

La menace de l'arrivée de l'ouragan Sandy sur la cote est des Etats-Unis avait forcé les marchés menés à New York par NYSE Euronext et Nasdaq OMX, gestionnaires des indices phare de la place, le Dow Jones et le Nasdaq, à complètement cesser leurs opérations, pendant deux séances complètes.

Une décision historique: il s'agissait de la première interruption exceptionnelle des échanges depuis les attentats du 11-Septembre et de la première fermeture de plus d'une séance pour des raisons liée à des intempéries depuis une tempête de neige en 1888.

Mercredi, après un effort intense des équipes techniques "sur le pont depuis trois nuits", la cloche a sonné "sans accroc" sur le parquet de NYSE Euronext, a indiqué son patron Duncan Niederauer, interrogé dans la matinée par la chaîne financière CNBC aux côtés du maire de New York, Michael Bloomberg.

"Je suis heureuse de voir que les marchés financiers nationaux ont pu reprendre leurs activités en dépit des dégâts subis à cause de l'ouragan Sandy", s'est félicitée Mary Schapiro, présidente du gendarme de la Bourse américaine, la SEC, dans un communiqué.

Comme de nombreuses maisons de courtage, banques et institutions financières, le siège du NYSE se trouve pourtant dans le sud de l'île de Manhattan, qui reste confronté à une rupture de courant quasi totale.

La salle de marchés fonctionnait sur générateur électrique indépendant.

"On doit être l'un des seuls immeubles au sud de Midtown disposant d'eau, de lumière et de nourriture", a noté sur le ton de la plaisanterie M. Niederauer.

Le signal téléphonique dans cette zone était très faible, voire inexistant selon les endroits, et les moyens de transports collectifs y étaient rares.

Résultat, si les échanges ont bien repris mercredi, "ils sont considérablement réduits", a relevé un vendeur actions d'une grande banque italienne, travaillant depuis chez lui, dans le Nord de Manhattan, ses bureaux à Wall Street n'ayant "pas d'accès à internet".

"Les volumes sont environ 30% plus faibles qu'habituellement à cette heure-là de la séance, sur l'indice Dow Jones", notait-il en milieu de séance alors que de nombreux acteurs se sont trouvés dans l'incapacité de retourner travailler.

Robert Yawger, analyste au groupe financier Mizuho Securities USA, habite à quelque 70 km de Manhattan, dans le New Jersey. Il est venu en bus dans les locaux du groupe situés dans le centre de Manhattan, sur Park Avenue.

"Presque tout le monde est là ce matin, ceux qui habitent en dehors de la ville sont venus en voiture, même s'ils ont pu avoir des problèmes de circulation, et ceux qui habitent à Manhattan ont trouvé un moyen de venir".

Quelques incidents ont toutefois ponctué le début de séance, la société de courtage Knight Capital, victime de "problèmes d'électricité", selon la chaîne CNBC, ayant demandé à ses clients de faire effectuer leurs transactions ailleurs.

Mais dans l'ensemble, "aucun titre ne dévisse" ou n'évolue de manière anormale et les cotations se déroulent dans le calme, a noté M. Johnson.

Désormais, pour lui, "ce qui compte, ce sont les chiffres du chômage vendredi et l'élection présidentielle" le 6 novembre.

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