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31/10/2012 08:53 EDT | Actualisé 31/12/2012 05:12 EST

Des perspectives plus sombres pour la Grèce

La récession sera plus marquée que ce qui était prévu il y un mois à peine en Grèce, selon le projet de budget 2013 qui a été présenté mercredi au Parlement grec. La dette d'Athènes est aussi plus lourde alors que le pays ne parvient pas à relancer son économie, accablée par les mesures d'austérité.

Pour une sixième année de suite, le pays sera en récession en 2013. Le produit intérieur brut (PIB) de la Grèce devrait reculer de 4,5 % l'an prochain, soit davantage que la baisse de 3,8 % qui était prévue le 1er octobre. Cette année, la contraction du PIB grec est estimée à 6,5 %.

Pendant ce temps, l'endettement du pays continue de croître à un rythme plus élevé que prévu. La dette d'Athènes devrait atteindre 189,1 % de son PIB l'an prochain plutôt que l'estimation de l'avant-projet de budget, 179,3 %. En 2012, la dette grecque grimpera à 175,6 % de son PIB.

Les créanciers de la Grèce - l'Union européenne, le Fonds monétaire international et la Banque centrale européenne - ont réclamé des mesures d'économies de 9,4 milliards d'euros cette année. Concrètement, Athènes propose de réduire de 33,9 % ses dépenses publiques l'an prochain, notamment les salaires et les prestations de retraites de ses fonctionnaires.

En 2013, le déficit public de la Grèce devrait atteindre 9,4 milliards d'euros, soit 5,2 % de son PIB. C'est davantage que ce qui était prévu au début du mois, 4,2 %.

Le dépôt du projet de budget au Parlement intervient le même jour d'un important vote pour tester la cohésion du gouvernement de coalition au sujet d'un texte sur les privatisations, réduisant la part de l'État dans les sociétés publiques. L'an prochain, Athènes espère engranger 2,5 milliards d'euros de revenus provenant de privatisations, selon son projet de budget.