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31/10/2012 03:53 EDT | Actualisé 30/12/2012 05:12 EST

Afghanistan : les talibans pourront participer aux prochaines élections

Onze ans après avoir été chassés du pouvoir par la coalition internationale, les talibans sont redevenus fréquentables.

La Commission électorale a annoncé mercredi que les talibans et d'autres groupes islamistes seront autorisés à participer au prochain scrutin présidentiel, qui doit avoir lieu le 5 avril 2014.

Si le scrutin a lieu comme prévu, il clôturera une décennie de pouvoir du président Hamid Karzaï et la fin de la mission de combat de l'OTAN.

« Nous sommes prêts à ouvrir la voie aux groupes armés de l'opposition, que ce soit par exemple les talibans ou le Hezb-e-Islami, afin qu'ils participent au scrutin comme candidat ou électeur », a déclaré le chef de la commission électorale afghane, Fazel Ahmad Manawi « Il n'y aura aucune discrimination », a-t-il ajouté.

Le président Karzaï ne pourra pas briguer un troisième mandat selon la Constitution afghane.

Le dépôt de candidature aura lieu du 16 septembre au 6 octobre 2013. La liste finale des candidats sera connue le 16 novembre, selon le calendrier électoral annoncé mercredi.

Une décennie d'affrontements

La forte présence des forces de l'OTAN en Afghanistan n'a pas empêché les talibans de mener des opérations sanglantes aussi bien contre les soldats que contre les civils.

L'ONU a enregistré 1145 Afghans tués le premier semestre 2012.

Quant au Canada, les pertes s'élèvent à 158 militaires, 2 travailleuses humanitaires, 1 journaliste et 1 diplomate.

Selon les chiffres du Pentagone en juin, le nombre de soldats américains tués en Afghanistan s'élève à 2000 et le nombre de blessés à 16 402.

De nombreux analystes, dont l'International Crisis Group, croient que le gouvernement afghan ne pourra pas résister à la force de frappe des talibans après le départ des troupes de l'OTAN prévu pour 2014.

Au début de l'année, de nombreux articles de la presse internationale rapportaient que les talibans avaient accepté le principe de négocier avec le gouvernement afghan et les autorités américaines.