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30/10/2012 07:24 EDT | Actualisé 30/12/2012 05:12 EST

Soudan: la visite de navires militaires iraniens reflète les liens forts (armée)

La visite au Soudan de deux navires militaires iraniens reflète les liens forts entre les deux pays, a souligné l'armée soudanaise mardi, après que Khartoum eut nié toute implication de l'Iran dans son usine militaire de Yarmouk.

"Deux navires militaires iraniens visitent Port-Soudan" jusqu'à mercredi, a déclaré le porte-parole de l'armée Sawarmi Khaled Saad à l'agence de presse officielle SUNA.

"La visite des deux navires vient soutenir les relations fortes entre les deux pays sur les plans politique, diplomatique et de la sécurité".

Selon lui, cette visite est l'occasion pour la marine soudanaise "de voir des navires et des armes de pointe". Le public pourra également y avoir accès.

Des navires pakistanais, égyptiens et indiens avaient auparavant visité le Soudan, a-t-il ajouté.

La chaîne iranienne en langue anglaise Press TV avait rapporté lundi que le porte-hélicoptères Kharg et le destroyer Admiral Naqdi étaient arrivés à Port-Soudan, sur la mer Rouge.

Press TV avait indiqué que cette visite était en lien avec "la stratégie de la République islamique d'Iran d'étendre sa présence navale dans les eaux internationales".

Fin août, le président soudanais Omar el-Béchir s'était rendu en visite à Téhéran, où il avait qualifié de "profondément ancrées" les relations entre le Soudan et l'Iran.

Le Soudan a nié lundi que Téhéran soit impliqué dans son usine d'armes de Yarmouk, touchée dans la nuit du 23 au 24 octobre par des explosions et un incendie attribués par Khartoum à une attaque israélienne.

L'Etat hébreu s'est refusé à tout commentaire sur ces accusations, mais des responsables israéliens ont accusé Khartoum de servir de base de transit pour les armes iraniennes à destination du Hamas dans la bande de Gaza.

Samedi, le projet Sentinelle, organisation américaine qui s'appuie sur des images satellite pour surveiller les zones soudanaises dont les autorités limitent l'accès aux humanitaires ou à la presse, avait relevé six cratères d'environ 16 mètres de diamètres à Yarmouk, conformes aux traces que pourrait laisser une attaque menée par air.

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