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30/10/2012 03:23 EDT | Actualisé 29/12/2012 05:12 EST

Québec s'impatiente dans le cas du maire Tremblay

Les révélations accablantes d'un ancien organisateur politique d'Union Montréal sur le maire Gérald Tremblay ont fait dire à plusieurs élus que le maire devait réfléchir à son avenir.

Le témoignage de Martin Dumont, déclarant que le maire aurait fermé les yeux sur l'argent sale qui aurait financé son parti en 2004, a fait réagir les chefs du Parti libéral et de la Coalition avenir Québec, ainsi que le ministre de la Métropole Jean-François Lisée.

« On est en face de déclarations troublantes, pour nous, pour les citoyens de Montréal, pour les élus de Montréal, le statu quo est intolérable », a-t-il déclaré en ajoutant que la situation faisait l'objet de discussions à Québec.

La première ministre Pauline Marois a eu ce commentaire : « c'est à M. Tremblay de prendre ses décisions, de réfléchir à ce qui se passe actuellement et c'est à lui de répondre. »

Le député Jacques Duchesneau, de la Coalition avenir Québec (CAQ), a soutenu que M. Tremblay n'avait plus sa place à la tête de l'administration de la plus grande ville du Québec.

« Il est clair, avec tout ce qu'on entend, qu'il n'a plus la légitimité, sa place n'est plus là. Il devrait à tout le moins se retirer et attendre les conclusions de la commission Charbonneau », a-t-il déclaré.

Le chef de la CAQ, François Legault, a confié qu'il ne croyait plus en la capacité du maire de gérer avec probité l'argent des Montréalais.

Selon lui, « le maire doit notamment expliquer comment des liasses d'argent liquide ont pu lui passer sous le nez ».

Enfin, M. Legault a dit s'attendre à ce que le gouvernement Marois somme le maire de la métropole de mettre cartes sur table, soit devant une commission parlementaire, soit directement au ministre des Affaires municipales, Sylvain Gaudreault.

De son côté, le chef intérimaire de l'opposition officielle, Jean-Marc Fournier, a estimé que la situation du maire Tremblay deviendra insoutenable s'il persiste à garder le silence.

« L'heure a sonné pour qu'il donne des explications très claires aux contribuables, aux citoyens », a-t-il souligné.