NOUVELLES
30/10/2012 12:06 EDT | Actualisé 30/12/2012 05:12 EST

La CIBC ne craint pas d'effondrement du marché immobilier canadien

TORONTO - Les nouvelles concernant le marché immobilier canadien ne sont pas bonnes, mais le pays évitera un effondrement du secteur semblable à celui qui s'est produit aux États-Unis, affirme la Banque CIBC (TSX:CM).

Dans un rapport rendu public mardi, l'économiste Benjamin Tal, de Marchés mondiaux CIBC, a écrit que même les données récentes au sujet de l'endettement élevé des Canadiens ne démontraient pas hors de tout doute qu'une chute soudaine de la valeur des maisons était à prévoir.

M. Tal a indiqué que le prix des maisons fléchirait probablement cette année et en 2013, mais il a insisté pour dire que les comparaisons avec l'effondrement américain n'étaient pas justifiées et reflétaient une profonde incompréhension des différences existant entre les deux marchés.

L'économiste n'a pas cherché à cacher le fait que le taux d'endettement par rapport au revenu disponible au Canada avait récemment battu le record établi aux États-Unis en 2006, mais il a rappelé que d'autres pays avaient présenté des taux encore plus élevés sans pour autant subir de crise immobilière.

Statistique Canada a fait état plus tôt ce mois-ci d'un taux d'endettement de 163 pour cent par rapport au revenu disponible des ménages canadiens au deuxième trimestre.

Néanmoins, M. Tal a expliqué que la bulle immobilière américaine avait été en partie gonflée par des transactions spéculatives, une problématique qui est moins présente au Canada.

Les ventes d'habitations ont diminué au Canada dans un contexte économique marqué par l'incertitude et le resserrement des règles hypothécaires opéré par Ottawa.

Selon l'Association canadienne de l'immeuble (ACI), les ventes résidentielles ont chuté de 15,1 pour cent le mois dernier au pays, comparativement à la même période il y a un an, tandis que le prix moyen des maisons vendues au pays augmentait de 1,1 pour cent, à 355 777 $, par rapport à celui observé en septembre 2011.

Comparativement à septembre 2011, cependant, le nombre de transactions réalisées à la grandeur du pays le mois dernier a fortement chuté, largement en raison du ralentissement observé à Vancouver.

L'ACI a précisé qu'en ne tenant pas compte de Vancouver, le marché le plus cher au Canada, le prix moyen des résidences avait augmenté de 3,4 pour cent au pays en septembre, par rapport à la même période de l'an dernier.