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30/10/2012 04:59 EDT | Actualisé 29/12/2012 05:12 EST

Grachev, un homme à découvrir

Le moins que l'on puisse dire est que ce Denis Grachev n'a pas froid aux yeux. Bâti dans le roc, il est incapable de vous dire ce qu'il ferait dans la vie s'il ne se battait pas.

Un texte de Jean-François Chabot

Né en Ukraine, il a grandi à Tchaïkovski dans le centre de la Russie. Ce « Pirate » (c'est son surnom) a bon pied, bon oeil, et est prêt à faire face à la musique.

Visiblement en excellente condition physique, le jeune homme de 30 ans ne possède pas une vaste expérience de la boxe professionnelle. Par contre, avant de devenir champion de Russie de kick-boxing, Grachev était demeuré invaincu en plus de 300 combats chez les amateurs.

Il est en train de se tailler une réputation de cogneur. Même à l'entraînement, ses coups sont larges et son jeu de jambes annonce des marteaux et des massues. Il possède une droite dévastatrice, ce qui, contre un gaucher comme Bute, s'avèrera un atout s'il parvient toutefois à s'en servir.

Mardi, après son entraînement au Complexe sportif Claude-Robillard, Grachev a répété, dans un anglais aussi approximatif que celui d'Andreï Markov il y a sept ou huit ans, qu'il comptait appliquer la pression pour faire reculer Bute.

Stéphan Larouche le sait et il prépare son boxeur au pire.

« C'est sûr que Grachev va foncer et il voudra lui faire mal très tôt. Mais Lucian sortira son jab de sa poche.

« Habituellement, Lucian lance entre 20 et 30 jabs par round. À Nottingham, c'était cinq ou six dans les deux premiers et rien par la suite. C'est avec ce coup que Lucian prendra le contrôle du combat. »

Grachev a fait écarquiller les yeux des observateurs en passant le K.-O. à Ismayl Syllakh, un autre gaucher, pourtant classé no 2 par le WBC et no 10 par la WBA.

C'est ainsi que Grachev a mis la main sur la ceinture NABF des mi-lourds qu'il mettra en jeu samedi soir.