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30/10/2012 12:07 EDT | Actualisé 30/12/2012 05:12 EST

Fermée deux jours de suite, Wall Street se prépare à rouvrir mercredi

Wall Street était exceptionnellement fermée mardi pour la deuxième journée consécutive en raison du passage du cyclone Sandy qui a complètement paralysé l'activité économique et financière à New York mais se préparait à rouvrir ses portes mercredi.

Le quartier des affaires de Manhattan, en partie inondé lundi soir, était désert mardi matin. Nombre de courtiers ou d'analystes essayaient de travailler depuis chez eux, d'organiser des réunions avec les clients par téléphone.

Les sièges des banques Goldman Sachs, Citigroup et New York Mellon gardaient portes closes.

La Bourse de New York n'avait pas interrompu ses activités deux jours de suite en raison d'intempéries depuis les 12 et 13 mars 1888, quand la ville avait été ensevelie sous la neige.

Les opérateurs boursiers s'apprêtent désormais à redémarrer leurs activités mercredi.

"Les échanges commenceront sur le New York Stock Exchange à 09H30 (13H30 GMT) selon les procédures d'ouverture normales", a indiqué NYSE Euronext, affirmant que son bâtiment et le parquet étaient "totalement opérationnels".

Son homologue Nasdaq OMX a aussi annoncé que la Bourse électronique Nasdaq fonctionnerait normalement.

Cette décision a été prise, disent-ils, en coordination avec les autres marchés financiers américains.

"La sécurité, la continuité du marché et un certain nombre d'autres facteurs en lien avec l'ouragan Sandy ont été attentivement pris en compte", a précisé Nasdaq OMX.

"Nos bâtiments et nos systèmes n'ont pas été endommagés et nos salariés ont travaillé dur pour s'assurer que nous puissions ouvrir sans difficultés", a assuré de son côté le directeur général de NYSE Euronext, Duncan Niederauer.

NYSE avait dans les cartons des "plans de secours en cas de dégâts irréparables dans les locaux à New York" mais a assuré que les salles de marchés n'avaient pas été affectées par les inondations.

Il avait notamment été envisagé que les échanges soient possibles uniquement par voie électronique, comme a choisi de le faire l'opérateur CME Group pour la cotation du baril de pétrole à New York lundi et mardi.

Le siège de son marché où est notamment coté le brut, le Nymex, est en effet situé dans la zone d'évacuation obligatoire décidée par la ville de New York.

Les opérateurs souhaitaient pouvoir redémarrer leurs activités dès mercredi, dernier jour du mois. "C'est important car nombre de transactions sont faites ce jour-là, quand les gérants de portefeuilles ajustent leurs produits", souligne l'analyste indépendant Hugh Johnson.

De façon générale, "le marché ne devrait pas fermer trop longtemps car sinon, les investisseurs perdraient confiance", estime-t-il.

"En temps normal, les indices réagissent aux événements qui se passent, aux informations qui sont publiées. Aujourd'hui par exemple, les opérateurs auraient fait bouger les cours en considérant l'impact de l'ouragan sur les assureurs ou l'annonce de la hausse des prix du logement aux Etats-Unis ce matin", explique-t-il. "Avec la Bourse fermée, cela crée un déconnexion qui est perturbante".

Courtier à Rockwell Global Capital, Peter Cardillo travaillait de chez lui. Il ne passait pas d'ordre bien sûr mais continuait d'observer avec attention les tendances sur les places financières dans le monde. Et il s'attendait à "des mouvements erratiques" quand les Bourses se remettront en route.

"Le marché est fermé au coeur de la saison des résultats et juste avant l'élection présidentielle", a noté Ryan Detrick, analyste à Schaeffer Research Investment. "C'est sans précédent et cela s'ajoute à la forte incertitude déjà présente sur les marchés".

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